vendredi 29 mars 2019

UN TOIT C’EST UN DROIT , RÉQUISITION DES LOGEMENTS VIDES

CONTRE LES MISES À LA RUE
ET LE MANQUE D’HÉBERGEMENT,
MOBILISONS-NOUS !

Un combat : 2 Rendez-vous !

Un appel dont le NPA est signataire (voir ci-dessous)

RASSEMBLEMENT
SAMEDI 30 MARS
à partir de 14H00
Place de Jaude
à Clermont-Ferrand



POUR LE RESPECT DU DROIT

À UN HÉBERGEMENT DIGNE ET PERENNE

POUR TOUS ET TOUTES

UN TOIT, C’EST UN DROIT !





Le sort commun de tous les étrangers venus en France en espérant y trouver la patrie des Droits de l'Homme, c'est aujourd'hui l'errance : sans-papiers, sans droit, souvent sans ressources et depuis plusieurs années sans toit. Cela se passe à Clermont-Ferrand comme dans toutes les grandes villes du pays et partout cela est intolérable quand on sait qu'il y a à Clermont-Ferrand comme ailleurs des milliers de logements vides. Avec la fin de la trêve hivernale le 31 mars, nous savons que de nombreuses familles vont rejoindre celles déjà sans solution d'hébergement.







Un appel commun RESF(dont le NPA est membre)-DAL




RASSEMBLEMENT

LUNDI 1er AVRIL

à 18H30 devant la préfecture

à Clermont-Ferrand



FIN DE LA TRÊVE HIVERNALE :

TOUTES ET TOUS MOBILISÉ-E-S

POUR LE LOGEMENT !



Soyons nombreux et nombreuses





Tract RESF-DAL ci-dessous


SAMEDI 30 MARS : CONVERGENCE GILETS JAUNES ET DROIT AU LOGEMENT

RASSEMBLEMENT
UN TOIT C’EST UN DROIT
SAMEDI 30 MARS 2019
à partir de 14H00 Place de Jaude
Clermont-Ferrand

Pour l’arrêt des expulsions
Pour les baisses de loyers et de l’énergie
Pour la hausse des APL
Pour la réquisition, pour zéro SDF et personne à la rue
Pour le respect de la loi DALO
Pour l’hébergement des exilés et mineurs isolés
Pour l’arrêt des démolitions et la construction de vrai HLM
Pour des logements dignes et dire STOP à la spéculation


Premiers signataires : Solidaires Auvergne, DAL HLM, On est là ! Maraude Clermont-Ferrand, AFOC, CNL, CLCV, AC 63, Chom’actif MNCP, FSU, RESF 63, Clermont fait monde, FSGT 63, FI, NPA, CGA 63, ATTAC 63, UNEF, GJ63, on lâche rien , la volante


mercredi 27 mars 2019

CONTRE LA RÉPRESSION, POUR LA JUSTICE SOCIALE, PRÉPARONS LE TOUT-E-S ENSEMBLE !

L’Acte 19 des Gilets jaunes restera marquée par les images de cette militante niçoise d’ATTAC, Geneviève Legay, 71 ans, violemment chargée par la Police et dans le coma au moment où nous écrivons ces lignes alors qu’elle manifestait pacifiquement, le drapeau de la Paix à l’épaule.

C’est tout un symbole, celui de la répression aveugle du gouvernement Macron-Philippe contre le mouvement des Gilets jaunes qui continue encore et toujours à lutter pour la justice sociale et les droits démocratiques.

Le macronisme, un autoritarisme sans précédent

Les « grands » médias en parlent peu, Macron et son gouvernement ont pris un tournant autoritaire sans précédent : utilisation de l’armée pour le maintien de l’ordre, adoption de la loi « anti-casseur » qui remet en cause le droit de manifester, arrestations préventives décidées par le préfet, utilisation d’armes « à létalité réduite » contre des milliers de manifestant·e·s…

Depuis le début de la mobilisation des Gilets Jaunes, 8700 personnes ont été placées en garde à vue, 2000 ont été condamnées dont 800 à des peines de prison ferme. Près de 1800 sont en attente de leur jugement.

Par ailleurs, depuis le mois de novembre, les violences policières ont tué une personne – Zineb Redouane, 80 ans, touchée au visage par une grenade lacrymogène – et blessé des milliers d’autres, dont 222 blessées à la tête, 22 éborgnées et cinq mains arrachées...

Pour défendre nos libertés,
unité contre les violences policières

Il y a urgence à lancer une vaste campagne unitaire pour dénoncer cette politique et imposer :
- une amnistie générale et sans condition pour toutes les Gilets jaunes victimes de la répression policière et judiciaire exercée par le gouvernement Macron ;
- l’abandon et l’interdiction de toutes les armes dites non-létales mais dont l’utilisation conduit à des mutilations ou à des morts, telles que les flash-balls et les grenades de désencerclement ;
- que la lumière soit totalement faite sur les chaînes de commandement responsables des violences policières ayant abouti à des blessures de manifestant·e·s.
- le retrait de la dite « loi anti-casseur » qui est une remise en cause totale du droit de manifester.

Construisons un grand mouvement d’ensemble

Samedi dernier, malgré les menaces de répression du gouvernement, nous étions plus nombreuses et nombreux dans la rue que la semaine précédente.

Et le mouvement des Gilets jaunes reste soutenu par une majorité de la population.

Après la journée de grève et de manifestation du mardi 19 mars, dans beaucoup d’entreprises ou de services publics (comme dans le secteur de l’éducation nationale), des grèves locales se multiplient contre la casse sociale, pour de meilleures conditions de vie.

En particulier, c’est d’une hausse générale de tous les revenus dont nous avons besoin, pour une augmentation des salaires de 300 euros et un SMIC à 2000 euros net. Un minimum pour vivre dignement !

Dans la jeunesse, une nouvelle génération se lève pour la justice climatique, remettant en cause le capitalisme et son productivisme.

En Algérie, c’est tout un peuple qui se mobilise pour dégager le système.

Ces mobilisations montrent qu’en ce début de printemps, la perspective reste bien la construction d’un grand mouvement d’ensemble des travailleurs/euses et des jeunes : des grèves, des blocages, des manifestations, pour mettre en échec Macron, son gouvernement et le patronat.

MOBILISATION DANS L’ÉDUCATION NATIONALE : LA LOI BLANQUER, ON N’EN VEUT PAS !!!

Alors que le ministre de l’Éducation Blanquer vient de faire adopter par l’Assemblée nationale sa nouvelle loi pour l’école, il est confronté à une vague grandissante de contestation venue d’enseignant-e-s(qui s’est vu le 19 mars où ils et elles étaient en nombre) qui refusent d’être celles et ceux qui mettent en application sa vision réactionnaire de l’école.

Entre la mise en place de Parcoursup, la réforme du bac et la « loi sur l’école de la confiance », le gouvernement Macron ne cache plus son ambition de faire du système éducatif français une école de la sélection sociale, une école qui permettra de mettre au pas la jeunesse et de formater de futurs salarié-e-s disciplinés et corvéables à merci. 

Blanquer veut embarquer les profs

Dans un excès de confiance, Blanquer voulait que ce soient les enseignant-e-s eux-mêmes qui mettent en œuvre cette école réactionnaire.

Ainsi, dès l’an dernier, il a voulu leur faire endosser le poids de la sélection à l’université. Il demandait aux enseignant-e-s des classes de terminale de rendre un avis conditionnant l’entrée des jeunes à l’université.  

À l’école primaire, il a voulu aussi rendre les enseignant-e-s complices de la mise en place d’un fonctionnement managérial de l’école entre évaluation des performances, pression aux résultats, mise en concurrence des établissements et classement des élèves.
À cette rentrée scolaire, le ministère de l’Éducation nationale a imposé aux enseignant-e-s de CP et de CE1 de faire passer des évaluations à leurs élèves.

Les enseignant-e-s ont été totalement exclus de l’élaboration de ces évaluations, qui s’apparentent à une mise en échec programmée des élèves, avec des situations de grand stress et une ­utilisation des résultats plutôt obscure. 

Actions de désobéissance


Jean-Michel Blanquer avait oublié que les enseignant-e-s sont des profs, et non des soldats. Et un mouvement de désobéissance aux injonctions du ministère a vu le jour.

D’abord dans les lycées, où des profs, voire des équipes enseignantes, refusant d’être les complices de la sélection à l’entrée de l’université, ont fait le choix de mettre 20/20 de moyenne sur les bulletins de leurs élèves.

Dans les écoles, de nombreuses équipes ont refusé de faire passer les évaluations de CP et de CE1, ou encore de faire remonter les résultats de ces évaluations au ministère.

Dans le projet du ministre, il était prévu que les enseignant-e-s saisissent eux-mêmes les résultats des évaluations (sur une plateforme informatique gérée, au passage, par Amazon…), mais sans bien évidemment rémunérer le temps de travail qu’engendrait cette tâche supplémentaire. 

Alors que l’agitation grandit contre la loi Blanquer avec des débuts de grèves reconductibles comme en Loire-Atlantique
Les actions de désobéissance font tache d’huile.

Et comme à son habitude, ce gouvernement ne connaît qu’une réponse à la colère qui s’exprime : la répression. 

Menaces de sanctions

Le ministre de l’Éducation a ainsi adressé la semaine dernière une lettre aux recteurs et directeurs académiques pour leur demander de sanctionner les enseignant-e-s récalcitrants, les considérant en situation de faute professionnelle.

Mais cette technique de la matraque et des sanctions n’a pas fait les preuves de son efficacité ces derniers mois. Le gouvernement ne fait que renforcer la colère contre lui et sa politique.

Dans l’éducation, la contestation grandit contre la loi Blanquer, Parcoursup et la réforme du lycée.

De nombreuses équipes enseignantes posent la question d’une grève reconductible de toute l’éducation. un peu partout et à Clermont aussi,un appel à la grève reconductible est posé pour le 28 et 29 mars et plusieurs manifestations sont organisées

LE MERCREDI 27 MARS (journée mobilisation de la fonction publique) 16H00 à la préfecture

LE JEUDI 28 MARS à 11H00 devant le rectorat

SAMEDI 30 MARS, 11H00 Place Delille

Pour organiser ces grèves et réfléchir aux suites , une assemblée générale aura lieu VENDREDI 29 MARS à 14H00 à la maison du peuple(salle de l’imprimerie)

Voilà ce à quoi doit s’attendre Blanquer, ce qui lui fera sans aucun doute reconsidérer ses menaces de sanctions. 


mardi 26 mars 2019

SOLIDARITÉ AVEC GENEVIÈVE LEGAY

L’Acte 19 des Gilets jaunes restera marquée par les images de cette militante niçoise d’ATTAC, Geneviève Legay, 73 ans, violemment chargée par la Police alors qu’elle manifestait pacifiquement, le drapeau de la Paix à l’épaule. C’est tout un symbole, celui de la répression aveugle du gouvernement Macron-Philippe contre le mouvement des Gilets jaunes qui continue encore et toujours à lutter pour la justice sociale et les droits démocratiques.

Depuis le début de la mobilisation des Gilets Jaunes, 8700 personnes ont été placées en garde à vue, 2000 ont été condamnées dont 800 à des peines de prison ferme. Près de 1800 sont en attente de leur jugement. Par ailleurs, depuis le mois de novembre, les violences policières ont tué une personne – Zineb Redouane, 80 ans, touchée au visage par une grenade lacrymogène – et blessé des milliers d’autres, dont 222 blessées à la tête, 22 éborgnées et cinq mains arrachées...
La réaction de Macron, qui recommande à Geneviève Legay « une forme de sagesse » est absolument indécente, car ce sont le chef de l’État et ses préfets qui portent la responsabilité des violences policières commises contre les manifestant·e·s.

Le NPA apporte tout son soutien à Geneviève. Il appelle à participer aux rassemblements de soutien, notamment celui de Clermont-Ferrand à 17h ce mardi 26 mars devant la préfecture.

Il condamne la répression policière, exige le retrait de la loi « anticasseurs » et la liberté de manifester sans interdictions de manifestations et sans présence policière.

lundi 25 mars 2019

ÉLECTIONS EUROPÉENNES : PAS DE LISTES POUR LE NPA, MAIS UNE CAMPAGNE ANTICAPITALISTE ET INTERNATIONALE

Communiqué du NPA du 25 mars 2019



Le Conseil politique national du NPA, réuni les 23 et 24 mars, a pris acte du fait que, malgré la campagne de souscription menée au cours des derniers mois, notre organisation n’aurait pas les moyens financiers de présenter une liste lors des élections européennes.



Le coût de la seule impression des bulletins de vote et des professions de foi est en effet estimé à un million d’euros, une somme considérable pour le NPA, qui ne bénéficie d’aucun financement public. 



Le NPA ne présentant pas de liste, il appellera lors du scrutin du 26 mai à voter pour la liste présentée par Lutte ouvrière, organisation vis-à-vis de laquelle nous avions engagé, malgré nos divergences, une démarche unitaire en vue d’une campagne commune, anticapitaliste, révolutionnaire, lors des élections européennes, malheureusement sans succès.   



Nous n’entendons cependant pas être absents du débat politique de ces prochaines semaines et nous résigner face à un système électoral injuste et particulièrement contraignant pour une organisation comme la nôtre, qui ne vit que grâce aux cotisations de ses militantEs et aux dons de ses sympathisantEs.



Nous organiserons donc une campagne militante et une série de réunions publiques, dans lesquelles le NPA et ses porte-parole Olivier Besancenot, Philippe Poutou et Christine Poupin défendront un programme répondant à la fois aux problématiques de la campagne européenne (lutte contre l’austérité et les traités européens, liberté de circulation et d’installation pour les migrantEs…) et aux revendications exprimées par les mobilisations sociales, démocratiques, écologiques de ces dernières semaines (Gilets jaunes, justice sociale et climatique…).



Cette campagne se fera en lien avec les luttes en cours, et en soutien à ces dernières, seules à même de modifier radicalement le rapport de forces face au gouvernement Macron, pour en finir avec sa politique au service des riches et des grands groupes capitalistes. 

lundi 18 mars 2019

Grève du 19 mars, Gilets jaunes, justice climatique, toutes et tous ensemble, « Système Dégage ! »


Les mobilisations des Gilets jaunes et pour le climat ont été massives, avec des dizaines de milliers de personnes mobilisées.



C’est la réponse populaire à la crise profonde dans laquelle s’enfonce le capitalisme et à laquelle la mascarade du « Grand débat » et Macron ne peuvent en aucun cas être une solution.



La grève du 19 mars, sans être la déferlante nécessaire pour changer les choses, ajoute un élément capital : la mobilisation du monde travail.



« Fin du monde, fin du mois, même combat ! »



Depuis quatre mois, le mouvement des Gilets jaunes est une révolte populaire contre un monde qui tourne à l’envers.



En France, les sociétés du CAC 40 ont réalisé 91 milliards d’euros de profits en 2018... tandis que 8,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté !



Les politiciens et les médias au service des puissants s’indigne aujourd’hui de l’incendie du Fouquet’s alors qu’ils se moquent de la casse des services publics dans les campagnes et les quartiers populaires.



Voilà pourquoi ce gouvernement, coupé des réalités des classes populaires, du monde du travail, n‘a pas de réponse à offrir au mouvement des Gilets jaunes.

La mobilisation des jeunes pour le climat est une réponse à un autre élément capital de la crise du système : le réchauffement climatique qui menace la survie de l’humanité.



La majorité macroniste, malgré des déclarations de bonnes intentions, vient de prolonger l’utilisation de pesticides jusqu’en 2025.



Et on estime que 70 % des émissions de gaz à effet de serre sont de la responsabilité de 100 entreprises seulement ! Pour sauver la planète, c’est bien le système capitaliste qu’il faut dégager !



La répression comme réponse à notre colère



La soif de profits des capitalistes enfonce le monde dans la crise. Ceux-ci, et le gouvernement à leur service, ne peuvent donc être un élément de la solution.



Dans un monde qui traverse une telle crise, la seule réponse possible pour eux est la répression. C’est pour cette raison que le gouvernement envoie la Police dans les manifestations, qu’il mutile et blesse les manifestant·e·s , et que certains lui proposent, comme Marine Le Pen et Eric Ciotti, de dissoudre les organisations d’extrême gauche ou d’interdire les manifestations.



Tous sentent bien que les colères qui s’expriment depuis quatre mois se fédèrent contre le gouvernement et les plus riches et que le mouvement ne s’arrêtera pas avec les élections européennes ou un référendum biaisé.



Un mouvement d’ensemble

pour prendre nos affaires en main



La mobilisation en Algérie montre la voie : des mobilisations de masse, et une grève générale qui, en deux jours, a arraché un recul du pouvoir sur le 5e mandat de Bouteflika, même s’il tente de garder la main sans céder aux revendications des Algérien·ne·s.



En France aussi, il faut un mouvement d’ensemble contre ce gouvernement pour arracher 

- une augmentation générale des salaires et pensions de 300 euros ; pour une autre répartition des richesses,

- réquisitionner les multinationales de l’énergie et les banques, et imposer la gratuité des transports, véritables moyens de défendre le climat ; mettre l’économie sous le contrôle des travailleurs·ses pour répondre aux besoins du plus grand nombre.



Tant qu’on laissera le fonctionnement de la société aux capitalistes et aux gouvernements qui les servent, on ne résoudra aucun des problèmes auxquels nous sommes confrontés.



Dans les quartiers populaires, dans les entreprises, sur les lieux d’études, il y a urgence à construire – par des assemblées générales, les grèves et les manifestations-le mouvement nécessaire pour que le monde du travail prenne en main le fonctionnement de la société

LA LOI SANTÉ EN CATIMINI AU PARLEMENT : SILENCE, ON FERME DES HÔPITAUX !

Communiqué de presse du NPA du 18 mars 2019


C'est aujourd'hui que commence en « procédure accélérée » à l'Assemblée nationale le débat autour de la loi santé voulue par Macron et défendue par sa ministre Agnès Buzyn.

Le vote est prévu dès le mardi suivant, puis partira au Sénat.
Voté par les deux assemblées avant l'été, cette loi doit permettre au gouvernement de modifier par ordonnances, donc sans débat public, la « carte sanitaire ».

Le pouvoir aura ainsi un chèque en blanc pour supprimer d'un trait de plume des dizaines de services d'urgences, de chirurgie, ainsi que des maternités, et transformer ainsi les hôpitaux de proximité en maisons de retraite médicalisées, avec quelques lits de médecine.

Une régression dramatique pour l'accès aux soins d'une partie de la population qui vit déjà dans des « déserts médicaux » où les cabinets médicaux ferment les uns après les autres...

C'est un véritable bras d'honneur que font ainsi Macron et Buzyn aux exigences sociales qui se sont exprimées depuis le mois de novembre, alors que, parmi les revendications du mouvement des Gilets jaunes et des « consultations citoyennes » qui ont suivi, figurent le maintien et le financement des hôpitaux de proximité, avec leurs services indispensables à la population des petites et moyennes agglomérations.

Une véritable leçon de choses pour les vrais ou faux naïfs qui préconisent d'attendre les prétendues « conclusions » du Grand débat avant d'agir. Macron et Buzyn, eux, n'attendent pas pour imposer leur politique de destruction de l'Hôpital public, avec pour seul objectif de supprimer en 5 ans 15 milliards de dépenses d'assurance maladie.

Il n’existe qu'un moyen de les arrêter : la mobilisation, unie, des personnels hospitaliers, Gilets jaunes, associations de malades, comités de défense des hôpitaux et maternité de proximité…

Pour le retrait de ce projet de loi santé, il y urgence.

Une exigence qui doit être portée avec force dans la grève et les manifestations de demain, mardi 19 mars.

vendredi 15 mars 2019

16 MARS, 19 MARS : APRÈS LE « GRAND BLABLA », EN MANIF ET EN GRÈVE CONTRE LE SYSTÈME MACRON

Le Grand débat organisé par Macron touche à sa fin et manifestement le président des riches n’a pas l'intention de modifier sa politique contre les classes populaires.

Il n’a évidemment aucune solution à la crise politique, économique, écologique et sociale que nous vivons. Ce ne sont pas les mesurettes proposées par son parti, la LREM, qui vont atténuer ses projets : casser les retraites, privatiser Aéroports de Paris, casser la formation des enseignant·e·s, supprimer des postes dans les services publics...

Ou encore laisser des entreprises qui font des profits, comme Ford, licencier des centaines de salarié·e·s.

Changeons le système, pas le climat !

En matière d'écologie, Macron n’a strictement aucune réponse à part de nous faire payer la crise, par des impôts ou des injonctions individuelles.

Le gouvernement n’a pas de solution car, pour résoudre la crise climatique, il faudrait arrêter la logique du capitalisme, fondée sur les profits, et imposer la réquisition des grandes entreprises de l’énergie et des transports, pour une planification écologique.

Dans de nombreux pays, les jeunes font grève des cours tous les vendredis pour le climat sur un mot d’ordre simple : à quoi bon faire des études si c’est pour vivre dans un monde détruit ? C’est le cas ici aussi où la jeunesse s’est mobilisé ce vendredi 15 mars.

Répondre à la crise du capitalisme, ça urge !

La crise climatique menace l’humanité, les politiques libérales et patronales dégradent notre pouvoir d’achat, s’attaquent à nos retraites, rendent chaque jour la vie plus dure.

Mais c’est également une crise économique qui menace d’éclater : tous les indicateurs sont au rouge, avec une chute de la productivité et un fort ralentissement économique dans les principales puissances économiques, une énorme augmentation de la dette des entreprises et des actifs toxiques, ces dettes impossibles à rembourser.

Tout cela fait planer la menace à moyen terme d’une crise encore plus grave que celle de 2008, avec son cortège de licenciements, de faillites personnelles, et d’attaques contre les salarié·e·s.

« Système dégage ! »

Le Grand débat n’a évidemment pas amélioré la situation des classes populaires. Les élections européennes ne résoudront rien non plus : elles illustreront une nouvelle fois la coupure entre la très grande majorité de la population révoltée par les injustices et les partis institutionnels, de droite ou de gauche, qui ont mis en œuvre ces politiques ou qui n’aspirent qu’à les renforcer.
Tant qu’ils ne lâchent rien, la seule solution reste de continuer à se mobiliser.

En Algérie, des millions de personnes se soulèvent contre le système semi-mafieux à la solde des grandes puissances impérialistes comme la France, pour tout changer, en scandant « Système dégage ! ». Cela doit nous inspirer.

Urgences sociales, écologiques et démocratiques :

le mouvement des Gilets jaunes peut rebondir ce samedi 16 mars, à l’occasion des quatre mois du mouvement, en convergence avec les Marches pour le climat et la marche des solidarités contre le racisme et les violences policières.

Des mobilisations qui doivent se prolonger avec la grève interprofessionnelle du mardi 19 mars à l’appel de plusieurs syndicats.

À Clermont-Ferrand, à 10h00 place du 1er mai
À Aurillac, 10h30 place des droits de l’homme
Au Puy en Velay , 10H00 place de la Cadelade
À Moulin 13H00 devant la préfecture
À Montluçon 13H place Piquand
À Vichy 13H devant la gare SNCF

C’est le moment de frapper, touTEs ensemble. À nous de prendre notre destin en main, pour construire une autre société.

mercredi 13 mars 2019

PLUS DE BANQUISE, MOINS DE BANQUIERS  !




Depuis l’été dernier, le mouvement pour le climat grandit contre l’inaction des gouvernants.

Le changement climatique c'est ici et maintenant…

Jusqu’alors c’était une menace future (pour la fin du siècle), et éloignée (typhons, sécheresses et inondations frappaient d’autres régions du monde, surtout au Sud) …

L’été 2018 la vague de chaleur et les pics de pollution, les orages dévastateurs et les inondations ont touché la France. Des températures extrêmes (plus de 50 °C) ont été enregistrées au Koweït, au Sud de l’Algérie, en Californie et en Argentine. La Grèce, le Portugal, la Californie mais aussi la Suède et la Lettonie ont été ravagées par des incendies.

Toutes ces catastrophes sont en lien avec une augmentation de la température moyenne de la Terre de 1 °C depuis le début de l’industrialisation, il y a 200 ans. 

L’un des pires effets du réchauffement est l’élévation du niveau des océans due en particulier à la fonte des glaces aux pôles. Or l’augmentation de la température est trois fois plus rapide que la moyenne mondiale au Groenland et en Antarctique.

Dans le monde entier les coulées de boues, les inondations, les cyclones détruisent les bidonvilles ; les riches vivent dans des zones protégées. Ce sont les paysan·ne·s pauvres qui souffrent le plus des sécheresses. Ils et elles sont des dizaines de millions contraint·e·s de fuir et n’ont même pas le droit au statut de réfugié·e·s.

Les gaz à effet de serre émis en brûlant du gaz, du charbon ou du pétrole, sont, avec la destruction de forêts qui absorbent ces gaz, responsables du réchauffement. Il faudrait diviser par cinq l’utilisation de ces énergies fossiles et les remplacer par des énergies renouvelables comme le soleil et le vent. Le nucléaire, dangereux et producteur de déchets pour des centaines d’années, n’est pas la solution.

L’écologie n’est pas compatible avec le capitalisme

Fin 2015, dans un accord signé à Paris, les gouvernements affirmaient vouloir limiter l’augmentation moyenne à 2°C ou 1,5°C. Mais l’addition de leurs engagements aboutirait tout de même à une hausse supérieure à 3 °C… s’ils sont tenus !

Et rien n’est moins sûr, car ils ne veulent pas nuire aux grands groupes capitalistes du pétrole, de l’agriculture industrielle, des transports… responsables des émissions de gaz à effet de serre.

En mars, on marche !

Les 15 et 16 mars, le mouvement pour le climat va franchir un nouveau seuil.

Le vendredi 15 mars, la grève scolaire et étudiante pour le climat sera l'occasion, dans les collèges, lycées, facs... de rejoindre la mobilisation internationale qui a débuté en Suède fin août 2018 et qui gagne, semaine après semaine, davantage de jeunes scolarisé·e·s, dans plusieurs pays.

À Clermont-Ferrand
VENDREDI 15 MARS
MANIFESTATION
10H00 Place Delille

Le samedi 16 mars de nouvelles marches pour le climat auront lieu dans toutes les villes du monde.

À Clermont-Ferrand
MARCHE POUR LE CLIMAT
13H30 Place des Salins

Les Gilets jaunes le montrent : il est utile de lutter et possible de gagner.

Ensemble il est possible d'imposer des mesures efficaces : la sortie des énergies fossiles et l’arrêt du nucléaire, une agriculture écologique et paysanne, des transports publics gratuits…

La crise écologique et la crise sociale
s’alimentent mutuellement :
lutter contre l’une c’est se battre contre l’autre.

On ne sauvera ni le climat ni nos vies,
en laissant les capitalistes produire toujours plus
pour le profit.

Il faut les exproprier et décider démocratiquement de produire ce dont on a besoin en prenant soin de la planète.

CHANGEONS LE SYSTÈME, PAS LE CLIMAT !

Depuis quelques semaines, l’écologie et l’avenir de la planète ont fait beaucoup discuter !

En effet dans la jeunesse, des grèves pour le climat ont rassemblé plusieurs milliers de lycéen-ne-s dans le monde comme en Belgique, en Suisse ou en Australie.

En France, ce mouvement commence aussi à prendre de l’ampleur en instaurant des mobilisations les vendredis notamment en région parisienne.

Vendredi 15 mars une grève mondiale pour le climat est lancée dans la jeunesse, saisissons-nous de cette date pour faire changer l’avenir de la planète et le notre en renversant ce système !

Ceux qui nous exploitent sont ceux qui polluent.

Aujourd’hui, on aimerait nous faire croire que nous sommes responsables du réchauffement climatique, que nous devrions plus trier nos déchets et utiliser moins d’électricité pour inverser la tendance... le climat est à la culpabilisation des plus précaires alors que ce sont les plus riches qui créent de grandes usines toujours plus polluantes – aujourd’hui on estime que 100 entreprises sont responsables de 70% des émissions de gaz à effet de serre – et qui trafiquent les chiffres afin d’entrer dans les normes fixées par les conventions.

Par exemple, en 2015 c’est Volkswagen qui falsifie les chiffres des émissions polluantes de plusieurs de ses voitures afin de mieux vendre. Volkswagen est un des plus gros groupes automobiles mondiaux. En 2014 il est le premier constructeur mondial en termes de chiffre d’affaires et de rentabilité ; il a produit 217,3 milliards d’euros de bénéfices en 2017.

Finalement, on voit bien encore une fois que ceux qui polluent le plus aujourd’hui sont encore les grandes usines dirigées par les plus riches, qui nous exploitent.

Pas d’écologie sans changement de système !

De nombreux politiciens se présentent comme défenseur de l’écologie et pourtant rien n’a jamais changé, que ce soit en signant des conventions ou encore en organisant des sommets d’hypocrisie comme la COP21 en 2015 où l’on signe des accords qui seront à peine respecter.

On finit par se rendre compte que la seule chose qui importe aux gouvernements et aux patrons, c’est leur portefeuille !

Tant que cette minorité de gens très riches (26 milliardaires détenant la moitié des richesse du monde) continueront de décider pour nous, ils continueront à faire passer leurs profits avant l’avenir de la planète et avant nos vies!

Le 15 pour le climat, tous à Paris le 16...
et le 19 on continue !

La lutte pour la justice climatique doit aller main dans la main avec la lutte pour la justice sociale.

Pour en finir avec la politique antisociale de Macron, et pour arrêter le réchauffement climatique, c’est contre ce système capitaliste qui fait la course au profit que nous devons nous battre !

Le 15 mars, nous devons descendre dans la rue pour tirer la sonnette d’alarme et dire que nous ne sommes pas dupes ; ce ne sont pas les gestes individuels qui réduiront la pollution mais bien un changement global de société. Mais la date de vendredi ne suffira pas.

Macron a annoncé la poursuite du grand débat alors que des manifestations étaient prévues pour la clôture du grand « blabla ».

C’est pour cela que le 16 mars les Gilets jaunes appellent tous les jeunes et salarié-e-s à monter sur Paris.

Puis, le 19 mars, les syndicats appellent à la grève interprofessionnelle contre Macron et son monde qui nous matraquent de réformes anti-sociales !

Ces trois journées de lutte doivent être le point de départ d’une lutte d’ensemble contre ce gouvernement et les classes dominantes qu’il défend.

Comme ceux qui nous polluent sont les mêmes
qui nous exploitent,
nous devons lutter et nous organiser !



15/3 - Grève pour le Climat
à Clermont-Ferrand ,
MANIFESTATION 10H00 Place Delille

16/3 - Avec les gilets jaunes, Tous à Paris
16/03 MARCHE POUR LE CLIMAT
13H30 Place des Salins à Clermont-Ferrand

19/3 - Tous en grève
Manifestation 10H00 Place du 1er mai
à Clermont-Ferrand