Le
Grand débat organisé par Macron touche à sa fin et manifestement
le président des riches n’a pas l'intention de modifier sa
politique contre les classes populaires.
Il
n’a évidemment aucune solution à la crise politique, économique,
écologique et sociale que nous vivons. Ce ne sont pas les mesurettes
proposées par son parti, la LREM, qui vont atténuer ses projets :
casser les retraites, privatiser Aéroports de Paris, casser la
formation des enseignant·e·s, supprimer des postes dans les
services publics...
Ou
encore laisser des entreprises qui font des profits, comme Ford,
licencier des centaines de salarié·e·s.
Changeons
le système, pas le climat !
En
matière d'écologie, Macron n’a strictement aucune réponse à
part de nous faire payer la crise, par des impôts ou des injonctions
individuelles.
Le
gouvernement n’a pas de solution car, pour résoudre la crise
climatique, il faudrait arrêter la logique du capitalisme, fondée
sur les profits, et imposer la réquisition des grandes entreprises
de l’énergie et des transports, pour une planification écologique.
Dans
de nombreux pays, les jeunes font grève des cours tous les vendredis
pour le climat sur un mot d’ordre simple : à quoi bon faire
des études si c’est pour vivre dans un monde détruit ? C’est
le cas ici aussi où la jeunesse s’est mobilisé ce vendredi 15
mars.
Répondre
à la crise du capitalisme, ça urge !
La
crise climatique menace l’humanité, les politiques libérales et
patronales dégradent notre pouvoir d’achat, s’attaquent à nos
retraites, rendent chaque jour la vie plus dure.
Mais
c’est également une crise économique qui menace d’éclater :
tous les indicateurs sont au rouge, avec une chute de la productivité
et un fort ralentissement économique dans les principales
puissances économiques, une énorme augmentation de la dette des
entreprises et des actifs toxiques, ces dettes impossibles à
rembourser.
Tout
cela fait planer la menace à moyen terme d’une crise encore plus
grave que celle de 2008, avec son cortège de licenciements, de
faillites personnelles, et d’attaques contre les salarié·e·s.
« Système
dégage ! »
Le
Grand débat n’a évidemment pas amélioré la situation des
classes populaires. Les élections européennes ne résoudront rien
non plus : elles illustreront une nouvelle fois la coupure entre
la très grande majorité de la population révoltée par les
injustices et les partis institutionnels, de droite ou de gauche, qui
ont mis en œuvre ces politiques ou qui n’aspirent qu’à les
renforcer.
Tant
qu’ils ne lâchent rien, la seule solution reste de continuer à se
mobiliser.
En
Algérie, des millions de personnes se soulèvent contre le système
semi-mafieux à la solde des grandes puissances impérialistes comme
la France, pour tout changer, en scandant « Système
dégage ! ». Cela doit nous inspirer.
Urgences
sociales, écologiques et démocratiques :
le
mouvement des Gilets jaunes peut rebondir ce samedi 16 mars, à
l’occasion des quatre mois du mouvement, en convergence avec les
Marches pour le climat et la marche des solidarités contre le
racisme et les violences policières.
Des
mobilisations qui doivent se prolonger avec la grève
interprofessionnelle du mardi 19 mars à l’appel de plusieurs
syndicats.
À
Clermont-Ferrand, à 10h00 place du 1er mai
À
Aurillac, 10h30 place des droits de l’homme
Au
Puy en Velay , 10H00 place de la Cadelade
À
Moulin 13H00 devant la préfecture
À
Montluçon 13H place Piquand
À
Vichy 13H devant la gare SNCF
C’est
le moment de frapper, touTEs ensemble. À nous de prendre notre
destin en main, pour construire une autre société.