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dimanche 17 octobre 2021

FRAUDE FISCALE : CE SONT EUX LES TRICHEURS ! REPRENONS LES RICHESSES ET PARTAGEONS-LES !

 


Les « Pandora Papers » ont de nouveau mis en évidence le scandale de la fraude et de l’évasion fiscales des plus riches et plus puissants de ce monde.

Une fois encore, cela illustre lampleur de ce phénomène inséparable du fonctionnement ordinaire du système capitaliste.

Et pendant ce temps, les inégalités se creusent et on demande toujours aux mêmes de « faire des efforts » !

De largent, il y en a...

Après bien dautres scandales, ce sont donc 336 dirigeants et responsables politiques (et pas des moindres) qui sont pointés du doigt pour avoir utilisé toutes les ficelles possibles, avec laide de banquiers, de financiers et davocats fiscalistes, pour planquer leur magot et senrichir en se soustrayant à l’impôt : 11 300 milliards de dollars est le montant estimé de ces sommes mises à l’abri dans des paradis fiscaux.

Les gros fraudeurs du moment — sept présidents, quatre premiers ministres, un ex-dirigeant du FMI et des centaines de responsables politiques — font partie de ceux qui prétendent, la main sur le cœur, lutter contre l’évasion fiscale, le blanchiment dargent ou la corruptiontout en nous imposant dès quils le peuvent une cure daustérité.

La larme à l’œil, le ministre de lÉconomie Bruno Le Maire nous promet une nouvelle fois d’être « intraitable avec ceux qui ont triché avec le fisc français » ; et dannoncer sans rire la mise en place « d'une task force composée du parquet national financier et de la direction générale des Finances publiques » pour « rechercher les contribuables qui ont triché ».

Des mots, toujours des mots...

Le Maire promet même « une révolution fiscale » à venir, pour que les multinationales « paient leur juste part d’impôt »... en réalité en étant moins imposées que les PME !

On reconnaît la réalité de leur politique, toujours complaisante avec les grandes entreprises et leurs riches actionnaires.

Pourtant, la fraude et l’évasion fiscales coûtent aux gouvernements du monde entier 427 milliards de dollars chaque année, avec des pays à faibles revenus proportionnellement plus durement touchés.

Augmentez les salaires et tous les revenus !

Pendant la crise sanitaire, le taux de marge des entreprises a augmenté, grâce en particulier aux dizaines de milliards de subventions publiques versées au patronat.

Et les patrons du CAC 40 et leurs actionnaires se goinfrent.

Ces patrons pourraient ainsi toucher en moyenne une rémunération de 5,3 millions deuros.

Les actionnaires devraient être bien rémunéré: plus de 50 milliards deuros de dividendes devraient leur être versés en 2021 en France, soit 10 milliards deuros de plus qu’en 2020 ! Comment peuvent-ils alors nous asséner quil manque de largent dans les caisses de l’État ?

Quil faudrait travailler plus longtemps,

baisser les pensions de retraite, les allocations chômage, licencier, supprimer des emplois, 

détruire les services publics,

et ne surtout pas augmenter les salaires ?

Outre une baisse de la TVA, à commencer par celle sur les produits de première nécessité, des mesures radicales sont nécessaires, concernant en premier lieu le secteur de l’énergie qui doit être soustrait au privé et aux lois du marché car il sagit dun besoin fondamental.

Il faut imposer, aussi, et peut-être surtout, une augmentation des salaires, retraites et allocations et, pour que ces gains ne soient pas éphémères, les revenus doivent être indexés sur les prix.

Pour les salaires, qu’il serait nécessaire daugmenter de 400 euros, il faut une vraie revalorisation et non pas de primes ou de défiscalisations, plus ou moins temporaires voire soumises à la bonne volonté des patrons (comme la « prime Macron »), qui napportent pas de droits pour la retraite ou si on perd son emploi.

Bref, nous devons imposer une politique qui sattaque à la toute-puissance des plus riches et à la propriété privée.

Le scandale des « Pandora Papers » montre quil y a urgence à aller prendre ce qui nous appartient.

dimanche 10 octobre 2021

TRACT DE LA COMMISSION SANTÉ, SÉCU, SOCIALE  DU NPA D’OCTOBRE 2021 : RELEVÉ LA TÊTE !

En ce mois d'octobre, malgré le recul de la pandémie grâce à la vaccination d'une grande partie de la population, dans les hôpitaux le quotidien reste toujours difficile.

Plus d'un an après le « Ségur de santé » la situation à l'hôpital, ne s'est pas améliorée. Elle a même empiré.

-Les revalorisations salariales acquises grâce à la mobilisation des personnels et de la population à la fin de la « 1ere vague », n'ont pas permis de rattraper le retard accumulé.

Elles sont chaque jour remises en cause par la hausse des prix de l'énergie, et des produits de base, qui font des coupes sombres dans notre pouvoir d'achat.

Tout augmente,

alors que les salaires et le point d'indice

sont bloqués!

Pas question pour Castex/Macron de prendre la seule mesure efficace : l'indexation automatique des salaires, des pensions et des prestations sociales sur les prix.

-La situation des effectifs de personnels hospitaliers, ne s'est pas améliorée au contraire.

Le Ségur n'a apporté aucune réponse sérieuse, sous forme d'un plan emploi formation, pour former les personnels et créer les 100 000 postes indispensables à une remise à niveau minimum des effectifs.

Au contraire, comme si rien ne s'était passé, les fermetures de lits, de services , les regroupements se poursuivent.

-L'Hôpital fonctionne plus que jamais comme une entreprise, ou la rentabilité commande aux soins.

Le travail n'est pas seulement pénible, il perd son sens.

-C'est un cercle vicieux : les salaires et les conditions et la qualité du travail n'attirant pas, les collègues épuisé.e.s s'en vont, et les vocations pour des métiers mal payés, et de plus en plus difficiles et déshumanisés se font rares.

-Les sanctions qui accompagnent ceux qui ne sont pas vaccinés aggravent encore la situation.

Comme si cela ne suffisait pas le pouvoir n'a rien trouvé de mieux que d'imposer de manière autoritaire la vaccination COVID obligatoire aux personnels hospitaliers préférant sanctionner plutôt que de chercher à convaincre.

Les collègues envoyés « au front » sans aucune protection, obligés de travailler même, s'ils étaient positifs au COVID se voient aujourd'hui montrés du doigt, privés de salaire et demain de leur emploi.

Le gouvernement qui n'a pas hésité à risquer nos vies et celles des patients pendant des mois ne connaît une nouvelle fois que la répression pour faire passer ses décisions.

Quant aux patients, leur accès aux soins est limité, car pour entrer à l'hôpital et se faire soigner pour des soins dits « non urgents » ils doivent commencer par montrer le « pass sanitaire ».

Projet de loi de financement de la Sécurité sociale : L'année prochaine, ils veulent continuer

Le parlement va débattre dans quelques jours du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2022. C'est ce projet qui définit les enveloppes accordées aux hôpitaux et au système de santé.

Une fois déduites les dépenses exceptionnelles liées au COVID et celles déjà engagées pour le « Ségur » de la santé, la hausse des dépenses hospitalières sera de 2,7%.

Il en faudrait 4% pour maintenir simplement la situation existante!

Autant dire qu'avec ce budget, les réductions d'effectifs, le non remplacement des départs, va se poursuivre.

La « tarification à l'activité » est toujours là. Pire, sous forme de « tarification par compartiments », elle va s'étendre à la psychiatrie.

L'état d'urgence sanitaire, avec son « pass » et son obligation vaccinale devait s'arrêter en novembre. Le gouvernement envisage de le prolonger jusqu'à l'été 2022.

Enfin Macron veut encore tenter d'imposer en force, son projet de réforme des retraites, qui nous obligerait à travailler encore plus longtemps, pour des retraites plus faibles !

Relever la tête !

Il n'y a aucune raison d'accepter que cela continue.

Ce pouvoir, de plus en plus discrédité n'est fort que de nos faiblesses et de notre inaction.

Le 5 Octobre, la journée de grève et de manifestation a été un premier rendez-vous pour rappeler que les vraies question du moment ce sont les salaires et le pouvoir d'achat, l'emploi, la défense et l'extension des services publics.

Il faut aller bien au delà, par une mobilisation beaucoup plus forte, unitaire, inscrite dans la durée afin d'imposer ces priorités à ce gouvernement et à ce président des riches, qui n'ont d'autre priorités que le « retour à la normale » des profits.

Non au pass sanitaire, levée immédiate des brevets

Oui à la vaccination partout et pour toutes et tous

Plus de 10 193 personnes meurent chaque jour dans le monde du Covid-19. Pourtant des vaccins existent. Ils ont montré une efficacité de plus de 90 % contre les formes graves, et de 98 % contre la mortalité.

En France Macron et les siens préfèrent imposer une vaccination autoritaire, et par là même insuffisamment efficace. Ils préfèrent priver de salaire et d'emploi, plutôt que de convaincre.

Dans le monde, avec la complicité du même Macron et des autres gouvernements des pays riches les brevets des laboratoires pharmaceutiques privent les pays les plus pauvres de vaccins anti-covid.

Seulement 0,5 % des habitant.e.s des pays à faible revenu sont complètement vaccinés et moins de 3 % des Africains. Honte à ceux qui défendent l’apartheid vaccinal des brevets qui interdit un accès universel, immédiat et gratuit à ces vaccins.

Nombreux rendez-vous de mobilisation
Une campagne internationale est lancée. Elle débute les 13 et 14 octobre pour culminer lors de la réunion de l’OMC en présence des ministres, du 30 novembre au 3 décembre.

En France, le collectif « Brevets sur les vaccins anti-covid Stop Réquisition » propose une mobilisation unitaire contre les brevets..

Signatures de pétitions, rassemblements, conférences de presse, prises de position doivent se multiplier partout.

Le collectif manifestera le 13 octobre devant l’OMC à Genève, et une délégation unitaire et internationale portera l'exigence de la levée des brevets. Une coordination s’ébauche à l’échelle européenne.

« Le vaccin du peuple, pas celui de Big Pharma » : l'exemple de Moderna

Moderna a son siège social dans l’État du Delaware, un paradis fiscal qui exonère d’impôts les profits réalisés sur les brevets.

Le taux de profit de Moderna sur son vaccin anti-covid se situe autour de… 44 % !

Moderna a négocié en secret avec l’Union européenne pour qu’elle verse sur les comptes de sa filiale Suisse Switzerland GmbH les 10,35 milliards de dollars payés pour ses vaccins.

Moderna profite ainsi de la baisse massive de la fiscalité des entreprises (RFFA) dans ce pays et paye des impôts ridiculement bas.

Comme le dit l’association de consommateurs étasunienne Public Citizen : « Les contribuables ont payé 100 % du développement du vaccin Covid-19 de Moderna. Nous avons payé 2 milliards 500 millions de $. Il faut absolument en faire un bien public, gratuit et disponible pour tous dans le monde entier. C’est le vaccin du peuple. Pas celui de Big Pharma ».

Sur Facebook : https://www.facebook.com/Stop-aux-brevets-R%C3%A9quisition-105952548197339

samedi 9 octobre 2021

L’IMPÉRIALISME ET LE COLONIALISME FRANÇAIS SONT ENCORE BIEN VIVANTS, À NOUS DE LES COMBATTRE !

 

Macron s’est fait depuis plusieurs années le roi d’un double discours sur la position de la France dans le monde. D’un côté il prétend restituer des œuvres d’art volées aux pays d’Afrique et reconnaît formellement la responsabilité de la France dans la colonisation.

Mais, « en même temps », il multiplie les mesures racistes et colonialistes. Le « sommet Afrique-France » de Montpellier est un nouvel exemple de cette hypocrisie.

Macron maintient la dépendance financière

des État africains

La fin du Franc CFA a été annoncée. Celui-ci a permis jusqu’à aujourd’hui à la France de contrôler la monnaie de ses anciennes colonies d’Afrique, de maintenir 50% des réserves de change des pays ouest-africains au Trésor français, de faciliter la vie financière des entreprises européennes en Afrique en termes d’investissements et de vente de leurs produits.

Face à la contestation contre le Franc CFA, une nouvelle monnaie est en préparation, l’ECO, mais elle permettra de maintenir la domination de la France et de ses multinationales (Bolloré, Total…) sur les économies africaines.

De plus, la « dette » de l’Afrique continue à se développer, elle a été multipliée par trois en 10 ans, les remboursements représentant le quart des revenus de nombreux pays, à tel point que même le FMI a recommandé la suspension du remboursement pour 77 pays pauvres, dont certains en Afrique.

Il faut annuler la dette des États africains, maintes fois remboursée, et c’est aux puissances coloniales de rembourser ce qu’elles ont pillé.

La présence militaire maintenue

Sous prétexte de guerre contre le terrorisme, la France maintient près de 9000 militaires en Afrique, sans compter les mercenaires, dont 5100 au Sahel dans le cadre de l’opération Barkahne qui a coûté officiellement près d’un milliard d’euros.

Et quand aujourd’hui Macron décide de réduire Barkhane, ce n’est que pour remplacer une partie de ses troupes par des troupes de pays africains sous contrôle de la France.

Cette présence militaire permet à la France d’exercer un contrôle sur les relations entre les pays, de garder la possibilité d’intervenir contre des régimes trop indépendants de sa domination ou contre des mouvements menaçant ses alliés dictateurs, au nom de la « lutte antiterroriste ».

Nous réclamons le retrait de toutes les troupes françaises d’Afrique. Leur présence fait partie du problème et non de la solution pour les peuples africains en quête d’émancipation.

Politique coloniale en Afrique… et en France

Le gouvernement vient de décider de limiter drastiquement les visas depuis le Maghreb, participant à la campagne xénophobe anti-immigré.e.s.

Même le Figaro s’interroge : « Est-ce l'effet Zemmour sur la campagne présidentielle ? Emmanuel Macron, en tout cas, durcit singulièrement le ton sur l’immigration. »

Ce sont ainsi des familles qui peuvent restées séparées, des étudiant.e.s privé.e.s d’études, des victimes de la répression, de la crise climatique ou économique qui ne peuvent pas émigrer, et des échanges culturels, touristiques et scientifiques qui sont impossibles.

Les frais d’inscription des étudiant.e.s étranger.e.s, ont été décuplés, passant à 2770 euros en licence là où les européen.n.e.s paient 170 euros, les extra-européen.n.e.s ne bénéficiant qui plus est pas de bourses.

La liberté de circulation et d’installation est pour nous la seule réponse à donner pour faciliter les échanges, supprimer le travail clandestin, la pauvreté et les trafics, reconstruire une solidarité entre celles et ceux d’en bas plutôt que la concurrence, permettre le développement des pays dominés.

La politique coloniale a aussi un volet intérieur, avec les contrôles au faciès, les blessures et morts par des policiers, ainsi que les discours islamophobes qui ne sont certes pas une nouveauté mais perpétuent les rapports coloniaux entre l’État français et les étranger.e.s et descendant.e.s d’immigré.e.s.

Notre anticolonialisme est aussi un antiracisme !

samedi 2 octobre 2021

EMPLOIS, SALAIRES, DROITS SOCIAUX, LE 5 OCTOBRE TOUTES ET TOUS EN GRÈVE ET DANS LA RUE !

 

Depuis 18 mois, le gouvernement et le patronat ont pris prétexte de la crise sanitaire pour détruire encore un peu plus les droits sociaux des travailleurs/ses et leurs conditions de travail.

Non contents de leur gestion dramatique, autoritaire et mensongère de l’épidémie de Covid-19, ils en ont profité pour accélérer leurs attaques, à l’image de la contre-réforme de l’assurance chômage qu’ils entendent appliquer à partir du 1er octobre.

Et nous n’oublions évidemment pas la réforme des retraites que le gouvernement attend de pouvoir remettre sur la table à tout moment… Celle-là même contre laquelle nous nous sommes mobilisés avec force juste avant le début de la crise sanitaire !

Augmentez nos salaires !

Leur politique est claire : d’un côté taper sur les chômeurs/ses, en réduisant drastiquement leurs droits au chômage et en baissant leurs allocations, de l’autre précariser et faciliter les licenciements dans le privé comme dans le public.

Et pour toutes et tous les autres, à qui l’on veut faire croire qu’ils et elles ont bien de la chance de garder un emploi, il faudrait se satisfaire de conditions de travail toujours dégradées, d’horaires infernaux et d’un salaire de misère...

Question salaires d’ailleurs, c’est le gel du point d’indice pour les travailleurs et travailleuses du public, et un SMIC à 1250 euros nets à temps plein pour le privé…

Et tandis que les salaires baissent ou stagnent, les dépenses, elles, ne cessent d’augmenter, à l’image de l’augmentation de plus de 12 % du prix du gaz avant le début de l’hiver. C’est bien pour cela qu’une augmentation des salaires et leur prise en compte dans le calcul de nos retraites n’aurait de sens pour notre classe sociale que si elle est indexée sur le coût de la vie (le coût du logement, des biens de première nécessité, de l’énergie).

Il est possible de se battre... et de gagner !

Le NPA revendique une augmentation générale des salaires de 300 euros nets pour toutes et tous, et pas un salaire en dessous de 1800 euros nets.

Pour que nous puissions toutes et tous travailler, il est nécessaire de répartir le travail entre tous. C’est pour cela que nous exigeons également l’interdiction des licenciements et la baisse générale du temps de travail.

Pour financer tout cela, de l’argent il en y a !

Au 1er juin 2021, les seuls milliardaires français totalisaient 492 milliards d’euros de patrimoine, soit près d’un cinquième du produit intérieur brut français... Indécent !

Malgré la situation difficile que nous connaissons, le monde du travail ne se laisse pourtant pas faire !

Dans plusieurs entreprises, dans différents secteurs professionnels, elles et ils s’organisent pour résister aux attaques. Certaines sortent même victorieuses de leurs luttes, comme les femmes de ménage de l’entreprise sous-traitante Arc-en-ciel qui travaille sur l’université de Jussieu.

À Transdev et ailleurs, mobilisation générale !

Dégradation des conditions de travail, extension sans fin des horaires, réductions d’effectif et salaires de misèreC’est notamment contre tout cela que se mobilisent en ce moment les conducteurs/trice de Transdev depuis plusieurs semaines, car c’est tout ce que vont leur apporter l’ouverture à la concurrence et la privatisation des services de transport.

Une lutte partie de Seine-et-Marne, qui continue de s’étendre à d’autres départements et qui, on l’espère, pourrait bien s’étendre à l’ensemble du secteur du transport !

Ce mardi 5 octobre, journée de grève et de manifestation interprofessionnelle, doit être le moment où toutes ces luttes, toutes ces revendications, se retrouvent dans la rue pour construire le « toutes et tous ensemble » nécessaire contre ce gouvernement au service des riches et du patronat.

Aux côtés des chômeuses et des chômeurs durement attaqués, pour défendre l’ensemble de nos droits sociaux, ce mardi 5 octobre ne doit être qu’un début !

Participons nombreuses et nombreux aux différentes manifestations qui ont lieu en Auvergne

à Clermont-Ferrand, à 10H30 Place des Carmes

au Puy en Velay, à 10H30 Place de la Cadelade

à Montluçon, à 10H30 Place Jean Dormoy

à Moulins, à 10H30 Place de la liberté

à Vichy, à 10H30 Place de la poste

à Aurillac, à 10H30 Place des Carmes



dimanche 26 septembre 2021

LE 28 SEPTEMBRE, JOURNÉE INTERNATIONALE DU DROIT À L’IVG

 

AVORTEMENT : LES FEMMES DÉCIDENT !

Le 28 septembre est la journée mondiale du droit à l’avortement. En France comme ailleurs, des manifestations auront lieu dans de nombreuses villes avec un objectif : se mobiliser pour garantir ou élargir ce droit fondamental.

À Clermont-Ferrand, la mobilisation aura lieu

LE MARDI 28 SEPTEMBRE

à 18H00 Place de Jaude

à l’appel du collectif 8 mars toute l’année

dont le NPA est membre

à partager massivement l’événement facebook

https://www.facebook.com/events/567535317794636/

Avec le COVID, l’accès à l’IVG s’est encore dégradé.

La décision de ne pas imposer le pass-sanitaire à l’entrée de l’hôpital dans les cas d’IVG force en réalité les femmes à exposer directement la raison de leur venue, devant se justifier ainsi devant des personnes non soignantes et d’autres usagèr.es.

Et si la crise du Covid 19 a ralenti l’accès à tous les soins médicaux (dépistages, traitements, soins psychiatriques, chirurgies etc.) en surchargeant des structures déjà bien affaiblies par des années de réduction de moyens humains et matériels, pour l’IVG s’ajoute la question du délai légal d’avortement.

Les retards de prise en charge peuvent donc avoir des conséquences dramatiques. Et pour celles qui seraient hors délais, la possibilité de pouvoir avorter ailleurs en Europe s’est encore compliquée par les limitations de déplacement dues au COVID.

Le gouvernement montre encore une fois son hypocrisie : la proposition de loi visant à l’allongement des délais de l’IVG à 14 semaines a été rejeté en janvier par le Sénat.

Cette proposition de loi prévoyait également la suppression de la clause de conscience spécifique à l’IVG et l’ouverture aux sage-femmes de la possibilité de réaliser des IVG chirurgicaux jusqu’à 10 semaines de grossesse.

Cela aurait pourtant permis d’élargir grandement les possibilités de prise en charge dans un contexte où près de 8 % des centres pratiquant l’IVG en France ont fermé en dix ans, c’est-à-dire que 130 centres IVG ont fermé ces 15 dernières années.

La situation se dégrade et l’accès des femmes à leur droit à avorter est compromis.

Il n’est pas tout d’autoriser légalement l’IVG si dans les faits rien ne permet d’y accéder !

Il ne faut pas sous-estimer les effets de la montée des extrêmes droites et des attaques réactionnaires contre les droits des femmes.

On l’a vu aux états unis où le Texas a interdit l’IVG dès que les battements de coeur de l’embryon pouvaient être détectés (environ à six semaines de grossesse, un moment où les femmes ignorent encore qu’elles sont enceintes), même en cas de viol.

Les Texans sont par ailleurs incités à dénoncer les femmes qui y auraient accès et toute personne qui aurait pu leur venir en aide.

En Pologne aussi l’accès (déjà très restreint !) à l’IVG est encore attaqué.

L’extrême droite attaque dès qu’elle en a l’occasion le droit à l’avortement : que ce soit en le pénalisant, ou bien comme on l’a vu en France en attaquant directement les locaux des plannings familiaux (à Paris, Strasbourg, Nantes et Poitiers).

Ces pourfendeurs de l’IVG au nom du « droit à la vie » sont aussi les opposants à la PMA pour toutes : encore et toujours contre les droits des femmes.

Aujourd’hui seuls 49 pays autorisent l’IVG, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et il ne faudra pas céder aux remises en question constantes de ce droit. Il en va de nos vies : dans le monde une femme meurt toutes les 9 minutes d’un avortement clandestin.

L’avortement est un combat de chaque instant pour toutes les femmes : il s’agit en fait de garantir l’accès à nos droits reproductifs, d’exercer notre autonomie, d’avoir un contrôle sur nos corps, de choisir pour et par nous-mêmes quand et comment fonder une famille si nous le voulons.

Il s’agit de nous libérer du processus de domination masculine et de briser l’oppression patriarcale qui voudrait nous enfermer dans la sphère privée et familiale.

Pour cela, le droit à l’IVG s’accompagne nécessairement du libre accès à la contraception. Là aussi, il faut avancer : si la gratuité de la contraception pour les femmes de moins de 25 ans est évidemment une bonne nouvelle, il faut quand même rappeler que, passé cet âge, les femmes ne sont pas magiquement protégées d’une grossesse non désirée.

Ce n’est pas non plus un cap fatidique où toutes les femmes désireraient d’un coup fonder une famille.

Il faut garantir à toutes les femmes l’accès gratuit à la contraception, et le libre choix de cette dernière !

Les victoires sont possibles, elles reposent sur la mobilisation massive des femmes qui luttent pour leurs droits.

Nous les avons vu avancer en Argentine et en Irlande, nous les voyons résister aux États-Unis et en Pologne : les femmes sont dans la rue et manifestent en nombre, elles se battent pour avoir le droit à disposer librement de leur corps. Alors une fois de plus et parce que cela sera toujours nécessaire tant que nous n’obtiendront pas ce droit partout nous nous donnerons rendez-vous dans la rue !

Pour garantir à toutes l’accès à l’IVG, il est urgent de :

Allonger significativement les délais légaux pour accéder à l’IVG

Supprimer la clause de conscience concernant les professionnels de santé concernant l’IVG

Garantir le libre choix de la méthode employée (médicamenteuse, instrumentale) pour son IVG

Ouvrir aux sage-femmes la possibilité de réaliser des IVG

Investir massivement et à hauteur des besoins en moyen humain et matériel pour garantir l’accès à l’IVG

Rouvrir les centres IVG et les lits d’hôpitaux IVG fermés, rouvrir des centres de planification familiale

Garantir la gratuité des méthodes de contraception pour toutes même après 25 ans

Informer dès le collège, les jeunes de leurs droits concernant l’accès à la contraception et à l’IVG

Soutenir toutes les femmes qui se battent pour obtenir le droit à l’IVG dans le monde

APPEL DU COLLECTIF « 8 MARS TOUTE L’ANNÉE »