Malgré
les cadeaux toujours plus nombreux faits aux « entreprises »,
c’est-à-dire au patronat et aux actionnaires, la croissance reste
en berne. Mais on ne change pas une équipe qui perd : Macron a
décidé d’accélérer son train de mesure en faveur des plus
riches. Tout cela bien sur le dos de la population et des catégories
les plus fragiles.
L’annonce
avait fait grand bruit dans tous les médias avant la présentation
du budget 2019 ce lundi : les impôts vont baisser de 6
milliards pour les ménages. Ce n’est pas vrai !
Les
catégories populaires sacrifiées
Derrière
les effets d’annonce, comme souvent se trouvent des tours de
passe-passe et des jeux comptables... Ainsi la deuxième tranche de
la baisse de la taxe d’habitation (3,8 milliards d’euros),
la suppression des cotisations sociales sur les heures
supplémentaires à partir du 1er septembre (700 millions
d’euros) et surtout la baisse des cotisations salariales
(4,1 milliards d’euros), ne servent essentiellement qu’à
compenser auprès des milieux populaires des régressions déjà
mises en application par ce gouvernement de choc lors du budget ou de
lois précédentes, notamment la hausse de la CSG.
Au
final, les prétendus cadeaux fiscaux faits aux « ménages »,
loin d’atteindre le chiffre annoncé de 6 milliards d’euros,
seront absorbés par l’inflation et donc totalement sans effet sur
notre pouvoir d’achat...
Macron
et ses sbires nous endorment avec leurs beaux discours : ils
prennent dans notre poche droite cette année, et annoncent qu’ils
vont nous en remettre un peu dans la poche gauche en 2019... Et en
plus, il faudrait leur dire merci ?
« Un
pognon de dingue »…
Ce
conte des 6 milliards d’euros de cadeau faits aux ménages n’est
qu’un écran de fumée… Car le cœur de ce projet de loi de
finances 2019, c’est un immense cadeau fiscal aux plus riches :
18,8 milliards d’euros supplémentaires donnés aux
« entreprises », évidemment sans aucune conditions ni le
moindre contrôle !
Ainsi,
la transformation du Crédit d’impôt pour la compétitivité et
l’emploi (le CICE créé par Hollande et Macron) en baisse de
cotisations va faire doubler le montant de ce cadeaux aux grand
patronat sous prétexte de politique de l’emploi ! De plus,
petit bonus, le taux de l’impôt sur les sociétés devrait baisser
de l’ordre de 2 %. Un chiffre qui représente une somme de
2,4 milliards supplémentaires dans la poche des patrons et des
actionnaires.
Ce
pouvoir, comme les précédents, nous fait la morale sur les déficits
publics lorsqu’il s’agit de créer le moindre poste dans les
services publics, mais il n’a aucun problème à creuser ce déficit
de façon spectaculaire dès qu’il s’agit de faire de beaux
cadeaux aux plus riches !
Refuser
le hold-up !
Ce
budget est une escroquerie : c’est un hold-up à large échelle
organisé par le locataire de l’Élysée au service de ses amis les
plus riches. Et en même temps, les argentiers du pouvoir veulent
nous faire croire que de telles mesures seraient prises au service de
« l’investissement et donc les créations d’emplois » !
Contre
Macron, ce Robin des bois à l’envers qui prend aux pauvres pour
donner aux riches, la contestation doit regagner la rue. Après les
luttes du printemps, le mardi 9 octobre, journée nationale de grève
et de manifestations, doit s’inscrire dans un plan de mobilisation
générale pour imposer la justice sociale et redonner des couleurs,
les nôtres, à un air du temps bien réactionnaire et nauséabond.