vendredi 7 juillet 2023

LUTTONS CONTRE LES VIOLENCES POLICIERES, NAHEL ASSASSINÉ PAR LA POLICE, ON OUBLIE PAS, ON PARDONNE PAS !

TRIBUNE UNITAIRE

Notre pays est en deuil et en colère.

Notre pays est en deuil et en colère. Le meurtre de Nahel tué par un policier à bout portant à Nanterre, a mis à nu les effets de décennies de politiques publiques discriminatoires et sécuritaires ciblant notamment les quartiers populaires et la jeunesse qui y grandit et particulièrement les personnes racisées et précarisées.

L’escalade des violences est une impasse et doit cesser. La conception essentiellement répressive de la police, et l’évolution législative de 2017 sur l’usage des armes de service, aggravent ce que la population vit et subit que ce soit en termes de discriminations et de pratiques racistes. Les tensions entre population et police viennent de loin et s’inscrivent dans une histoire marquée d’injustices, de

préjugés, de violences, de discriminations, de sexisme... et d’un racisme systémique qui traverse l’ensemble de la société et qui n’est toujours pas éradiqué.

Les habitant·es des quartiers concernés et notamment les femmes pallient bien souvent seul·es les carences en termes de services publics. C’est bien la régression de ceux-ci, l’école, les lieux de partage et de culture, sportifs, la poste, les administrations etc. et le recul du soutien de l’État au tissu associatif qui ont largement contribué à marginaliser ces quartiers et des territoires entiers bien au delà, particulièrement dans les Outre-mer.

L’abandon de ces populations de quartier est aggravé par le contexte économique d’appauvrissement, d’inflation, de hausse des loyers, des prix l’énergie et la réforme de l’assurance chômage. Les inégalités sociales touchent particulièrement les enfants et les mères isolées. C’est ce que montrent les révoltes qui ont secoué les quartiers populaires depuis quelques jours en réaction à la tragédie de Nanterre.

En plus de décennies de dérives d’une politique du maintien de l’ordre, de lois sécuritaires (loi sécurité globale, loi séparatisme...) et de mesures d’exception, nous assistons depuis quelques jours à des pressions du gouvernement pour mettre en place une justice expéditive. Le prononcé de

mises en détention préventives systématiques avec des peines de plus en plus lourdes n’est pas acceptable !

L’urgence n’est pas celle de la répression qui ne fera que renforcer l’extrême-droite et fera reculer une fois de plus les droits et libertés. L’apaisement durable n’est possible que si le gouvernement

prend les mesures nécessaires pour répondre à l’urgence de la situation et aux exigences des populations concernées.

L’ONU a critiqué à plusieurs reprises les politiques sécuritaires et les problèmes institutionnels de racisme en France, en particulier dans les forces de l’ordre. Ce sont les discriminations qui sont un poison toxique qui décrédibilise l’idée même d’égalité et sème le désespoir.

L’extrême droite en fait son lit pour diviser toujours davantage la société. Nous dénonçons l’appel à la guerre civile contre les quartiers populaires et la qualification des personnes qui en sont issues de « nuisibles » par des syndicats de policiers.

Nous condamnons la constitution d’une cagnotte de soutien au policier qui a tué Nahel à l’initiative d’un membre de l’extrême droite et l’absence de toute action du gouvernement, mettant ainsi de l’huile sur le feu.

Tout est à repenser et construire. Il faut partir de bases nouvelles, créer des espaces de discussions larges et tirer les leçons des erreurs des politiques publiques depuis des décennies, en respectant les histoires, parcours, cultures et singularités dont se nourrit notre aspiration collective à l’égalité. Il est plus que temps d’écouter et de prendre en compte les demandes des habitant·es des quartiers populaires et en particulier sa jeunesse !

La situation nécessite que le gouvernement prenne ses responsabilités et apporte des réponses immédiates pour sortir de l’affrontement :

abrogation de la loi de 2017 sur l’assouplissement des règles en matière d’usage des armes à feu par les forces de l’ordre ;

une réforme en profondeur de la police, de ses techniques d’intervention et de son armement ;

le remplacement de l’IGPN par un organisme indépendant de la hiérarchie policière et du pouvoir politique ;

la création d’un service dédié aux discriminations touchant la jeunesse au sein de l’autorité administrative présidée par le Défenseur des droits et le renforcement des moyens de lutte contre le racisme, y compris dans la police.

Rien ne peut cependant se faire sans un autre partage des richesses, sans lutter contre les inégalités sociales. Rien ne peut se faire sans la lutte contre la pauvreté et la précarité, aggravées par le dérèglement climatique, la hausse des loyers et des charges, et sans le renforcement des services publics et de l’éducation populaire. C’est à ces chantiers que le gouvernement devrait s’attaquer au lieu de mener des politiques publiques régressives qui font le lit de l’extrême droite.

Nos organisations syndicales, associations, collectifs, comités et partis politiques sont mobilisés pour le maintien des libertés publiques et individuelles. Dans l’immédiat, nous appelons à rejoindre tous les rassemblements et marches autour de ces revendications, partout dans le pays à partir du mercredi 5 juillet, à l’exemple de la marche organisée par le Comité Vérité et Justice pour Adama le 8 juillet, à Beaumont-sur-Oise, et de celle de la Coordination Nationale contre les violences policières du 15 juillet.

Nous appelons à des marches citoyennes le samedi 8 juillet dans toute la France et les territoires ultramarins. Nous construirons ensemble les suites de ces mobilisations.

Syndicats : CGT, CNT-Solidarité Ouvrière, Fédération Syndicale Étudiante (FSE), FSU, Solidaires Étudiant-e-s, Syndicat des Avocats de France, UNEF le syndicat étudiant Union, Syndicale Solidaires, Union Étudiante,

Associations : 350.org, Adelphi’Cité, Amnesty International France, Alternatiba, Alternatiba Paris, Les Amis de la Terre France, ANV-COP21, ATTAC France, Bagagérue, Conscience, Coudes à Coudes, DAL Droit au Logement, La Fabrique Décoloniale,FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-te-s les Immigrés-e-s), Fédération Nationale de la Libre Pensée, Fédération nationale des maisons des potes, Femmes Egalité, Fondation Copernic, Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·es), Greenpeace France, Jeune Garde Antifasciste, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Memorial 98, Observatoire nationale de l’extrême-droite, Organisation de Solidarité Trans (OST), Planning familial, Réseau d’Actions contre l’Antisémitisme et tous les racismes RAAR, REVES Jeunes, SOS Racisme,

Collectifs : Alliances et Convergences, Assemblée des Gilets Jaunes de Lyon & Environs, Colère Légitime, Collectif civg TENON, Collectif des Écoles de Marseille (le CeM), Collectif national pour les Droits des Femmes, Collectif Nouvelle Vague, Collectif Vérité et Justice pour Safyatou, Salif et Ilan, Collective des mères isolées, Comité des Soulèvements de la Terre Sud-Essonne, Comité Local de Soutien aux Soulèvements de la Terre Aude, Comité Soulèvement Bas-Vivarais, Comité les Soulèvements de la Terre Lyon et environs, Comité local de soutien aux Soulèvements de la Terre Villefranche, Comité local de soutien aux Soulèvements de la Terre Romans-sur-Isère, Comité nîmois de soutien aux Soulèvements de la Terre, Comité de soutien à Moussé Blé, Comité justice et vérité pour Mahamadou, Comité Les Lichens Ardéchois, Comité Vérité et Justice pour Adama, Coordination des comités pour la défense des quartiers populaires, Démocra’psy, Dernière Rénovation, En Gare, Justice pour Othmane, La Révolution est en marche, La Terre se soulève en Corrèze, Le Peuple Uni, Les Soulèvements de la Terre - comité Île de- France, Les Soulèvements de l'Entre2Mers (33), Lyon en lutte, Lyon Insurrection, Nîmes Révoltée, Réseau GBM, Rejoignons-nous, Collectif du 5 novembre - Noailles en colère (Marseille), Syndicat des quartiers populaires de Marseille, Collectif Justice pour Claude Jean-Pierre, Youth for Climate IDF,

Organisations politiques : ENSEMBLE! – Mouvement pour une Alternative de Gauche, Écologiste et Solidaire, Europe Ecologie Les Verts (EELV), La France insoumise (LFI), Front Uni des Immigrations et des quartiers populaires (FUIQP), Gauche Ecosocialiste (GES), Génération.s (G.s), Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG), Pour une Écologie Populaire et Sociale (PEPS), Parti Ouvrier Indépendant (POI) Réseau Bastille, Révolution Écologique pour le Vivant (REV), Union communiste libertaire

à Clermont-Ferrand, un rassemblement aura lieu le

samedi 8 juillet à 19H Place de Jaude


CAMPAGNE BDS : TOUR DE FRANCE 2023 : ISRAËL ÉQUIPE TECH, UNE ÉQUIPE EN TROP !

 


ISRAËL CRIMINEL !

PREMIER TECH COMPLICE !

IL FAUT EN FINIR

AVEC L’IMPUNITÉ D’ISRAËL !

BOYCOTTONS LES PRODUITS D'ISRAËL !

PORTONS HAUT LE DRAPEAU PALESTINIEN !

AGISSONS SUR LE TOUR DE FRANCE !

 L’AFPS 63 et 20 associations, syndicats et partis (*) dénoncent la présence de l’équipe de propagande ISRAEL PREMIER TECH dans le prochain Tour de France, et protestent contre les exactions de l’armée israélienne et des colons contre les Palestiniens

Nous vous invitons à rejoindre les actions suivantes, qui auront lieu les samedi 8, lundi 10 et mercredi 12 juillet :

Samedi 8 à 14h, Vélorution sur la piste cyclable entre le jardin Lecoq (RDV en face de la fac de lettres), la librairie des Volcans et la place de Jaude. Un défilé à vélo ou en trottinette, aux couleurs de la Palestine : drapeaux fixés sur sac à dos, habits noir/blanc/rouge/vert, dont t-shirts BDS. Et tractage pour les militant.e.s qui préfèrent marcher !

Lundi 10 à 17h, Déambulation avec grands drapeaux palestiniens en centre ville, habits noir/blanc/rouge/vert, dont t-shirts BDS, depuis la librairie des Volcans jusqu’à place Gaillard, via Jaude et 11 novembre. Et tractage.

Mercredi 12, de 11h à 13h30, Présence Palestine avec grands drapeaux et slogans sur le passage du Tour, en s’alignant nombreux/ses sur le carrefour entre le jardin Lecoq et la fac de lettres.

(*)(Amis Diplo 63, Amis Huma 63, Amis Temps Cerises, Asso Emigrés, Attac 63, Cimade 63, Collectif Nous Aussi 63, CGT-Educ’action 63, CGT-UL Cournon, Dar Salem, Génération insoumise 63, LDH 63, LFI 63, Libre Pensée 63, MRAP 63, NPA 63, PCF 63, RESF 63, Solidaires Auvergne, Union Etudiante Auvergne)


Cette année encore une équipe dénommée ISRAEL PREMIER TECH va prendre le départ. Cette équipe a été créée en 2015 par un homme d’affaires israélo-canadien qui s’autoproclame ambassadeur de l’État d’Israël, aidé par la multinationale canadienne Premier Tech.

Voilà donc une équipe cycliste représentante officieuse d’un État dans le Tour de France. Les médias israéliens ont présenté ses quelques victoires comme une « première pour l’État juif ». Elle veut donner une image nouvelle et passionnante d’un État doué pour le succès. Effectivement cet État a su construire un régime d’apartheid qui commet quotidiennement des atteintes gravissimes aux droits des populations palestiniennes présentes dans leur territoire historique.

Pour cette année 2023 déjà plus de 160 palestiniens ont été abattus dont de nombreuses femmes et enfants qui avaient le malheur de se trouver à proximité des tireurs ; ainsi que des milliers de blessés

Abattre des Palestiniens est donc aussi un sport national et une discipline encouragée par le nouveau gouvernement colonial ouvertement d’extrême droite

La participation de cette équipe cycliste est d’autant plus intolérable que ses performances sportives ont entraîné sa rétrogradation dans une catégorie inférieure qui ne donne pas automatiquement accès aux grandes courses internationales. Mais l’Union cycliste internationale et l’organisateur du Tour (ASO) ont cédé au milliardaire en lui accordant une dérogation d’un an permettant la participation au Tour 2023.

Nous condamnons fermement cette décision de l’UCI et d’ASO et nous répétons qu’il n’y a pas de place dans le Tour de France pour les représentants appointés d’une équipe qui ne s’est constituée que pour mettre en valeur un État champion des crimes de guerres et des crimes contre l’humanité.

Tract unitaire


lundi 3 juillet 2023

PAS UNE CHAISE VIDE À LA RENTRÉE DANS LES ÉCOLES,DROIT À UN TOIT POUR TOUTES ET TOUS, RÉGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS ET FERMETURE DES CENTRES DE RÉTENTION


Pour tenter de séduire la droite et l’extrême droite à l’assemblée nationale, le ministre de l’intérieur a décidé qu’il fallait augmenter le nombre d’expulsions de demandeurs d’asile déboutés.

Cette injonction mise en application par les préfets conduit à des situations absurdes et inhumaines. Des pères sont arrachés à leur famille et sont enfermés en Centre de Rétention Administrative, pour faire du chiffre, d’autres se cachent pour échapper à l’expulsion vers un pays qu’ils ont fui. Une mère risque l’expulsion vers un pays qu’elle aussi a voulu fuir pour survivre et élever ses enfants.

Des enfants arrivent en France, sans famille. Ceux qui sont soupçonnés d’être majeurs ne sont pas pris en charge par l’aide sociale à l’enfance. Sans avoir pu faire valoir leur droit au recours, ils se retrouvent à la rue… Actuellement c’est le cas pour plusieurs dizaines d’entre eux. D’autres vivent dans un squat en attendant de faire reconnaître leur minorité (le plus souvent reconnue par la justice). Aujourd’hui, à Clermont-Ferrand, la préfecture prétend évacuer ce squat sans mise à l’abri pérenne pour les trente jeunes accueillis. Un grand nombre d’entre eux est scolarisé en lycée professionnel, très souvent avec réussite. Les enfants ne sont pas les seules victimes de ces inconséquences des pouvoirs publics en matière d’hébergement.

L’État et donc les préfectures organisent le turn-over entre l’hébergement d’urgence et la rue et même parfois pour des familles avec de jeunes enfants.

Cette politique est absurde, elle brise des vies, elle casse des enfants. Depuis le mois de mai, des écoles, des parents d’élèves, des personnels de l’éducation nationale, des étudiants et même des élèves se mobilisent pour manifester leur solidarité avec ces enfants, avec leur famille.

Cette politique d’une France cadenassée dans une Europe forteresse a transformé la Méditerranée en cimetière marin (plus de 27 000 morts en 10 ans) et le gouvernement, par la voix du ministre Darmanin, veut une nouvelle loi « asile immigration », la vingtième depuis le début du siècle.

Il nous faut au contraire réaffirmer la richesse d’une nation qui s’est forgée au cours des siècles grâce à l’accueil de populations venues de toutes les régions du « village monde », et la grandeur de l’Europe quand elle se mobilise comme elle l’a fait récemment pour le peuple ukrainien. La France n’est pas assiégée. Il n’y a pas de vague migratoire, il y a une crise de l’accueil.

MANIFESTATION DÉPARTEMENTALE

CONTRE LES EXPULSIONS,

CONTRE DARMANIN ET SON PROJET DE LOI

MERCREDI 5 JUILLET

départ 17H30 devant le rectorat

à l’appel de RESF 63 avec le soutien

LDH , Cimade , Collectif Citoyen, Hébergement Solidarité Sans Frontières , Droit au Logement, Sud éducation, FSU, CGT éduc ’ a c ti on, Union syndicale SOLIDAIRES, Union étudiante d’Auvergne , Voix Lycéenne , NPA 63, France Insoumise


vendredi 30 juin 2023

POUR NAHEL, WISSAM ET TOUS LES AUTRES !

 

RASSEMBLEMENT

CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES

VENDREDI 30 JUIN

à 20h, place de Jaude

Ce mardi 27 juin à 7h55, un policier a froidement abattu Nahel, 17 ans, d’une balle en pleine tête. Contrairement à leur habitude, le gouvernement a immédiatement pris ses distances avec le meurtrier qui a d’ailleurs été mis en examen et placé en détention provisoire le surlendemain. Mais nous ne sommes pas dupes de cette réaction guidée par la peur de l’embrasement populaire et qui vise à mieux défendre l’institution policière en faisant passer ce meurtre pour une anomalie, un dérapage.

Pourtant, il n’en est rien.

La police est structurellement violente et raciste, ça fait partie de son ADN. Elle tue même de plus en plus, contrairement à ce que pérore Darmanin : de 21 personnes tuées par la police par an en moyenne dans les années 2010, on est passé à 44 sur le début de la décennie suivante !

Vous vous demandez pourquoi le pouvoir mobilise les services antiterroristes contre les manifestant·e·s écologistes ?

Parce que les autres services sont trop occupé·e·s à flinguer les jeunes racisés.

Partout, tout le temps, la police est le bras armé du pouvoir et elle s’acharne sur celles et ceux qui sont trop pauvres, trop récalcitrant·e·s ou trop racisé·e·s.

Si cette mesure est réellement honteuse, ce n’est pas la loi de 2007 sur le refus d’obtempérer qui est au cœur du problème comme veulent le faire croire les réformistes toujours prompts à réclamer des pansements pour un système pourri par la gangrène.

De même, la démission du ministre Darmanin, souvent revendiquée ces derniers temps, serait évidemment un plaisir qu’on ne bouderait pas, mais sans illusion sur le fait que son successeur ne ferait pas mieux après lui, comme ces prédécesseurs n’avaient pas fait mieux avant.

C’est l’ensemble de la police qu’il faut abolir, mais comme elle est intrinsèquement liée à la perpétuation du système capitaliste, raciste et patriarcal, il est illusoire de réclamer cette abolition sans ancrer cette revendication dans le cadre de la lutte contre ce système et contre l’État.

Dans les quartiers populaires de toute la France, y compris à Clermont-Ferrand, la colère populaire a éclaté avec une violence qui, si elle n’est rien par rapport à celle infligée par les capitalistes et leurs milices policières au quotidien, fait peur à la bourgeoisie.

La presse et une grande partie du champs politique parle d’émeutes, d’incidents ou d’événements, tous termes destinés à dénier à la révolte toute dimension politique. Pourtant, si la forme diffère des modes d’actions militants traditionnels, ces actes de colère n’en sont pas moins purement politiques.

Au contraire, affronter des policiers, saccager des commissariats, attaquer une prison ou brûler des édifices publics démontre a minima une capacité à définir ses ennemis meilleure que bien des entités politiques donneuses de leçons de morale.

Derrière les larmes de crocodiles, la réaction du pouvoir est édifiante : placement en garde à vue des ambulanciers filmés en train de s’indigner (verbalement uniquement) du meurtre de Nahel qu’ils connaissaient, gaz lacrymogènes et charges policières contre la marche blanche et les proches endeuillé·e·s, mobilisation de 40000 policiers pour « sécuriser » les quartiers populaires (soit 4 fois plus qu’au plus fort de la crise insurrectionnelle de 2005!)…

Nous n’attendons rien d’eux, nous ne pouvons compter que sur notre détermination et notre unité.

Après l’immense succès de la marche blanche du 29/06 à Nanterre, les mobilisations doivent se multiplier dans tout le pays.

Le NPA 63 appelle notamment à faire du rassemblement du vendrdi 30 juin à 20h place de Jaude un immense succès.

  • Contre toutes les violences policières et toutes les formes de répression

  • Vérité et la justice pour Nahel, pour Alhoussein Camara (tué le 14 juin dans des circonstances très proches), Wissam El-Yamni et tous les autres tué·e·s, blessé·e·s ou mutilé·e·s par la police

  • Désarmement immédiat des polices au contact de la population, dans l’optique claire d’une abolition de la police

  • amnistie pour tou·te·s les révolté·e·s arrêté·e·s

À bas l’État policer !

Pas de paix sans justice !

Aucun Apaisement !

jeudi 29 juin 2023

NI OUBLI, NI PARDON, LE FASCISME TUE, FACE À L’EXTRÊME DROITE ET SES IDÉES , RIPOSTE SOCIALE ET ANTIFASCISTE !

 


Le pouvoir actuel utilise la répression, les magouilles institutionnelles, la course à l’échalote raciste et sécuritaire, écocide, la courte-échelle permanente à l’extrême droite ; tant qu’on leur laisse le pouvoir tous les

moyens sont bons pour la bourgeoisie pour toujours accroître l’exploitation et les oppressions.

Pour faire vivre l’espoir d’une société basée sur la solidarité, l’égalité réelle et l’intérêt commun, il faut s’organiser pour abattre le système capitaliste et toutes ses institutions au sein desquelles il n’y a rien à glaner !

La politique du gouvernement doublée de l’incapacité de notre camp social à s’y opposer victorieusement offrent un boulevard à l’extrême droite dont le danger actuel ne doit surtout pas être sous-estimé.

Le NPA 63 organise un

APÉRO-DÉBAT

10 ans après le meurtre de Clément Méric,

où en est la menace d'extrême droite,

quelle réponse antifasciste?

LUNDI 3 JUILLET

à 19H à Clermont-Ferrand

à partager l’événement facebook :

Apéro-débat : 10 ans après le meurtre de Clément Méric, où en est la menace d'extrême droite, quelle | Facebook

en direct sur notre chaîne Twitch

npapuydedome - Twitch

Pour connaître la salle nous contacter en MP

Venez en discuter avec les militant.e.s du NPA 63 autour

d’un buffet



lundi 5 juin 2023

LA BATAILLE SUR LES RETRAITES N’EST PAS PERDU, LE COMBAT VA CONTINUER TOUTES ET TOUS DANS LA RUE LE 6 JUIN ET APRÈS POUR TOURNER LA PAGE DU CAPITALISME MAIS PAS CELLE DES LUTTES SOCIALES

 

Après les concerts de casseroles de ces dernières semaines lors des passages télé de Macron et de la venue des ministres , on s’aperçoit que la colère sociale n’est pas éteinte, en dépit des manœuvres et coups de pression utilisé par le pouvoir pour la faire taire.

Preuve que nous n’avons pas dit notre dernier mot, le discours de la nouvelle Palme d’or, la réalisatrice Justine Triet, a suscité une levée de boucliers de toute la Macronie et de ses défenseurs : « Cette année, le pays a été traversé par une contestation historique, extrêmement puissante, unanime de la réforme des retraites. […] Cette contestation a été niée et réprimée de façon choquante », accusant aussi ce « gouvernement néolibéral » de défendre « la marchandisation de la culture » aux dépens « de l’exception culturelle française. »

Après des mobilisations massives et historiques, le pouvoir en place nous méprise et ne tient pas compte de nos revendications ceci ne doit pas nous empêcher de continuer le combat même si une bonne partie de la gauche, y compris syndicale, espère trouver un raccourci institutionnel en plaçant ses espoirs dans le vote de la proposition de loi du groupe réactionnaire LIOT.

Ce n’est pas à l’assemblée

que nous obtiendrons satisfaction !

Macron aimerait bien passer à autre chose et clore la page sur la réforme des retraites. Pour cela, il peut compter sur les institutions antidémocratiques modelées par et pour la bourgeoisie : nouvel usage de l’article 41, promesse d’utiliser l’article 40 pour ne pas voter d’amendement réintroduisant l’abrogation du départ à 64 ans le 8 juin.

Il souhaiterait par exemple poursuive sa politique autoritaire (le projet Dupond-Moretti pour la justice), anti-social(réforme du chômage….), raciste(de chasse des migrant.e.s...) et de criminalisation des pauvres( avec la loi Kasbarian sur le logement ).


On ne doit pas se raconter d’histoires, on n’obtiendra pas le retrait de cette contre-réforme des retraites sans en passer par une mobilisation frontale qui, contrairement à ce qui s’est passé depuis le début de l’année, mettra la grève au cœur de sa stratégie d’affrontement. C’est bien une grève générale dans tous les secteurs et dans la durée que nous devons partout mettre en discussion

C’est pour cela que nous devant maintenir la pression dés le 6 juin et tout l’été

Partout sur le territoire

MARDI 6 JUIN

TOUTES ET TOUS EN GRÈVE

À CLERMONT-FERRAND

À 10H PLACE DU 1er MAI

Pour relancer la mobilisation à la rentrée et construire la grève générale, on ne doit rien lâcher !!!

Au-delà, du mouvement des retraites, nous devons amplifier nos résistances dans tous les domaines et les faire converger (droits LGBTi, salaires, licenciements, l’antiracisme , luttes écologistes, contre les projets inutiles.

Construire l’espoir, détruire leur pouvoir

Répression, magouilles institutionnelles, course à l’échalote raciste et sécuritaire, écocide, courte-échelle permanente à l’extrême droite ; tant qu’on leur laisse le pouvoir tous les moyens sont bons pour la bourgeoisie pour toujours accroître l’exploitation et les oppressions.

Pour faire vivre l’espoir d’une société basée sur la solidarité, l’égalité réelle et l’intérêt commun, il faut s’organiser pour abattre le système capitaliste et toutes ses institutions au sein desquelles il n’y a rien à glaner !

jeudi 1 juin 2023

LGBTI : NOTRE FIERTÉ , C’EST DE LUTTER

 

La saison des marches des fiertés LGBTI a commencé et va être marquée une fois de plus par des participations massives, que ce soit dans les métropoles ou dans les villes de taille moyenne, qui pour certaines vont connaître leur première Pride cette année.

Sur Clermont-Ferrand, c’est la deuxième année que le collectif CIEL (Collectif Intersectionnel pour l’Émancipation LGBTI+ )organise la Pride Nocturne. Le but de cette pride est de se retrouver toutes et tous pour défendre nos droits et porter haut et fort nos revendications !

Il reste un long chemin à parcourir vers l'égalité réelle et l'émancipation de toutes et tous.

La marche des fiertés nocturne aura lieu vendredi 2 juin Place Delille

https://www.facebook.com/events/562501042436916/

au programme

18H-20H Village associatif

20H-22H Pride de nuit

à partir de 22H after pride à la maison du peuple avec le Lip-sync challenge

https://www.facebook.com/events/146506711665259/


Les marches des fiertés s’inscrivent cette année dans le contexte d’un énorme mouvement social contre la réforme des retraites. En tant que LGBTI, nous sommes parmi les plus impacté.e.s.

Visibiliser les enjeux sociaux des personnes LGBTI

Nombre d’entre nous sont durablement exclu.e.s du marché de l’emploi, contraint.e.s à la précarité, voire au travail du sexe (ou prostitution) pour pouvoir survivre.

Nombre d’entre nous ont vécu à la rue.

Nombre d’entre nous, séropositif/ves, n’atteindront pas forcément les 64 ans.

Nombre d’entre nous vivent des minimas sociaux (et vont donc subir les nouvelles réformes de l’assurance chômage). Nombre d’entre nous, enfin, en rupture avec nos familles, ne bénéficieront pas des solidarités familiales quand nous vieillirons.

Pour les personnes trans, il n’est pas certain que tous les trimestres cotisés sous l’ancien numéro de Sécurité sociale soient bien décomptés dans le calcul pour la retraite. Nous avons eu des carrières hachées, et avec cette réforme, nous aurons des retraites pourries.

C’est pour cette raison que dans plusieurs villes, des Pink Bloc se sont formés pour visibiliser les enjeux liés aux personnes LGBTI dans le cadre de ce mouvement social, et qu’une caisse de grève queer a été lancée pour payer les jours de grève des travailleurs/ses LGBTI.

Les fachos s’agitent

Les marches s’inscrivent également dans un contexte de forte pression des extrêmes droites. Des centaines de lois homophobes et transphobes sont proposées et votées dans les États républicains des États-Unis. En Pologne, le gouvernement laisse les collectivités s’instituer « Zones sans LGBT » et réprime les militant.e.s LGBTI.

En France aussi, les fachos et réactionnaires s’agitent. Des locaux LGBTI ont été dégradés à Nantes ou Tours. Les guet-apens se multiplient tandis que des drag shows sont attaqués. Le RN lance une association parlementaire contre le wokisme. Les réseaux anti-trans, conglomérat d’anciens de La Manif Pour Tous, de pseudo-féministes, d’identitaires et de psychanalystes font du lobbying auprès du gouvernement et des institutions pour bloquer les transitions et la reconnaissance sociale et légale des personnes trans. Ils attaquent les structures trans-inclusives, comme le Planning familial.

Ces attaques vont de pair avec l’agenda autoritaire, répressif, raciste du gouvernement, qui s’illustre aussi bien par l’opération Wuambushu que par la future loi immigration. Parmi les victimes de ces lois se trouvent également des personnes LGBTI.

C’est pourquoi, pour préserver nos droits et en gagner de nouveaux, pour bloquer l’extrême droite, nous avons besoin de construire un mouvement de masse, inclusif, démocratique, radical, qui tisse les ponts entre mouvements LGBTI, mouvements féministes, syndicats, associations, collectifs, partis…. C’est pour cela que le NPA 63 est membre du collectif CIEL.