lundi 10 décembre 2018

MARCHE NOCTURNE FÉMINISTE EN NON MIXITÉ CHOISIE

Le Collectif 8 mars toute l'année se mobilise à nouveau pour les droits des femmes.

Marche de nuit
en non mixité choisie,
jeudi 13 décembre 2018,
départ 21h place Delille,
Clermont-Ferrand !

La peur doit changer de camp parce qu'aucune femme ne devrait avoir peur de rentrer seule la nuit, parce que l'espace public nous appartient en toute égalité, que l'on soit en jupe, en jean, en jogging, maquillée, pas maquillée, en short, saoule ou sobre.

RAS LE VIOL !

Récemment, des agressions sexuelles et des viols ont eu lieu dans le quartier Delille, une jeune femme a été violée en pleine rue un samedi à trois heures du matin, une autre jeune femme a été violée par quatre agresseurs, dont deux mineurs et la semaine dernière quartier Fontgiève, des femmes frappées par un groupe de 7 hommes à la sortie d'une boîte de nuit !

Agressions, humiliations, viols,
toutes ces violences doivent cesser !

Nous, femmes, sommes solidaires de toutes les victimes.
Nous, femmes, ne pouvons plus accepter cette situation.
Nous, femmes, réclamons notre droit à circuler dans l'espace public.
La rue est à toutes.
La nuit, marchons sans peur !

Nous, femmes, voulons dénoncer les agresseurs et leurs complices : l’État, la police et la justice. Le patriarcat est systémique !

En dix ans, en France, le nombre de personnes condamnées pour viol a chuté de 40 % et moins de 2 % des affaires de viol aboutissent à une condamnation en Cour d'Assises.

44% des agresseurs sont condamnés à des peines de 1 à 2 ans, et pour 42% des mineurs c'est du sursis total : quel message est envoyé aux jeunes ?

Qu'en est-il de tous les viols dont on n'entend jamais parler ?

On estime à 94000 le nombre de viols ou tentatives de viol par an en France.

STOP au harcèlement : 100% des femmes ont été harcelées dans les transports en commun, ça suffit !

STOP à la culture du viol, véhiculée notamment par la publicité sexiste, visible à chaque coin de rue, qui participe au continuum des violences faites aux femmes !

Nous sommes solidaires de toutes les femmes qui luttent ici et ailleurs contre le capitalisme, le patriarcat, le racisme, le néocolonialisme, les violences sexistes, la lesbophobie et toutes expressions de genre et d'orientations sexuelles.

Pour nous toutes, cette marche est l'occasion d'investir l'espace public afin de faire entendre nos voix, défendre nos choix, rendre visibles nos luttes, nos colères et nos revendications.

La non mixité de notre action est un outil d'émancipation et non une finalité. C'est un acte fort qui proclame : ne me libère pas, je m'en charge !

Fières, déter, pas prêtes à se taire !

Organisations signataires :
UNEF Auvergne, Le Planning familial 63, Solidaires 63, Alternative Libertaire, CGA, NPA Auvergne, Agile, FSU 63, CGT Puy de Dôme, LDH Auvergne, Ensemble 63 et Osez le Féminisme 63!

le tract d’appel ci-dessous





samedi 8 décembre 2018

La répression intense n’a pas empêché la mobilisation. Macron doit céder !

Communiqué de presse du NPA du 8 décembre 2018

 
Ces derniers jours, le pouvoir avait cherché à faire monter chez touTEs un sentiment de panique, parlant de « volonté de tuer », par crainte d’avoir à affronter aujourd’hui une nouvelle journée de forte mobilisation.

Il avait même interdit certaines manifestations, comme la marche pour la justice climatique de Rouen. Peine perdue, malgré une répression que l’on a jamais connue, le mouvement des gilets jaunes a pour cette quatrième journée traversé une nouvelle fois tout le pays.

125 000 personnes, chiffres officiels donc certainement bien plus, ont bloqué les routes et manifesté dans tous le pays, quelquefois en convergence avec les marches pour la justice climatique. Celles-ci ont aussi réunis des dizaines de milliers de manifestantEs, comme à Paris où la marche a réuni 25 000 personnes.

Le mouvement est massif, puissant, signe que les premières annonces du gouvernement en début de semaine ne suffisent pas à éteindre la colère.

Des affrontements avec les forces de répression ont eu lieu : à Paris, mais aussi à Bordeaux, Toulouse ou Marseille. De cette situation marquée par de fortes violences (à cette heure, une soixantaine de manifestantEs blessés pris en charge par les hôpitaux parisiens), le gouvernement porte la seule responsabilité, lui qui n’a comme seule réponse depuis le début du mouvement que la fuite en avant répressive : aujourd’hui, près de 1400 interpellations, dont un millier de gardes à vue, essentiellement à Paris.

Après cet « Acte IV », bien des manifestantEs se sont déjà souhaités « à la semaine prochaine ! ». Le mouvement des gilets jaunes n’est pas près de s’arrêter, pas plus que celui de la jeunesse fortement présente dans les manifestations de ce week-end, après une semaine de mobilisation et de répression.

Ces prochains jours, pour répondre à l’urgence sociale, démocratique et écologique, tous les mécontentements doivent converger.

L’heure est à la mobilisation générale
avec les gilets jaunes :

mouvement syndical, jeunesse en lutte contre la sélection, quartiers populaires… C’est tout le blocage du pays, notamment par la grève, qui est plus que jamais nécessaire contre un gouvernement qui ne répond que par la violence et l'humiliation.

Face à ce mouvement profond contre la vie chère, Macron doit céder : mettre fin aux taxes injustes, faire payer les riches, augmenter les salaires et les revenus.

Au soir de cette nouvelle journée de mobilisation qui consacre le fait que Macron et sa politique sont illégitimes, nous pouvons le faire reculer.

vendredi 7 décembre 2018

Le samedi 8 décembre, et après : mobilisation générale contre Macron et son monde !


Face à la mobilisation des Gilets jaunes, le pouvoir a commencé à reculer, en annonçant la suppression, pour l’année 2019, de la hausse des taxes sur les carburants.

Le gouvernement, qui affichait son « inflexibilité » il y a quelques jours encore, panique et essaie d’éteindre l’incendie qu’il a lui-même allumé.

Mais c’est trop peu, et c’est trop tard.

Car si le prix des carburants a joué un rôle d’étincelle, la colère est beaucoup plus profonde : la mobilisation est appelée à se poursuivre, et à s’élargir.

C’est en effet une politique globale, au service des riches, qui est remise en cause, faite d’injustice fiscale, d’austérité, de destruction des services publics, imposée par un pouvoir dont l’arrogance n’a d’égal que la brutalité.

D’autres secteurs se mettent en mouvement, notamment dans la jeunesse, qui fait face à une répression scandaleuse, et la journée du 8 décembre s’annonce comme une étape essentielle dans l’extension et l’élargissement de la mobilisation : Gilets jaunes, forces associatives, syndicales et politiques, écologistes convaincus de l’indispensable articulation entre revendications sociales et écologiques, doivent s’y retrouver.

Le NPA sera partie prenante des mobilisations de samedi 8 décembre. À Clermont-Ferrand, le NPA appelle à participer à la marche des gilets jaune à 13H30 Parking de Toys’R ‘Us(rue Ernest Cristal) ainsi qu’à la marche climat à 14h00 place de Jaude

Nous sommes en effet de celles et ceux
qui n’opposent pas justice sociale et justice climatique,
qui sont au contraire indissociables.

Ils commencent à reculer !
C’est le moment d’y aller,
de manifester, de bloquer l’économie,
notamment par la grève,
touTEs ensemble !

jeudi 6 décembre 2018

Gilets jaunes, lycéenEs : c'est le pouvoir qui est violent !

Communiqué du NPA du 6 décembre 2018


 Ces derniers jours, au moins 3 lycéenEs ont été grièvement blessés au visage par des tirs de flashball : à Grenoble, Garges-lès-Gonesse et Saint-Jean-de-Braye, près d’Orléans.


Depuis lundi, les forces de police n’ont pas hésité à tirer sur des groupes d’élèves lors de manifestations ou de rassemblements de lycéenEs mobilisés contre la réforme du lycée, du bac et Parcoursup.

Ces violences font suite à celles employées lors des manifestations et rassemblements des Gilets jaunes, qui ont fait des dizaines de blesséEs, parfois gravement mutiléEs, victimes d’explosions ou de tirs tendus de grenades, tandis qu’une femme âgée est décédée à Marseille après avoir été blessée, chez elle, par une grenade lacrymogène, et qu’un jeune homme est entre la vie et la mort à Toulouse, victime d’un tir de flashball à la tête.

Le pouvoir, qui montre des signes de faiblesse en commençant à reculer face aux Gilets jaunes, est aux abois, et cherche par tous les moyens à éteindre la contestation.

Pour ce faire, les consignes données aux forces de police et de gendarmerie sont explicites : les violences commises par ces dernières ne sont pas des incidents isolés, mais la conséquence d’une stratégie délibérée de tension et de répression.

Macron et son gouvernement portent l’entière responsabilité de ces intolérables violences, d’autant plus choquantes qu’elles s’accompagnent d’hommages appuyés aux forces de répression, et d’indignation démesurée face aux dégâts matériels consécutifs aux manifestations.

Le NPA apporte tout son soutien aux victimes, à leurs familles et à leurs proches, appelle à poursuivre et massifier la mobilisation, et à ce que les manifestantEs et leurs cortèges se dotent des moyens adéquats d’auto-protection (service d’ordre, etc.).

La colère contre le pouvoir est légitime,
et manifester est un droit :
cette escalade de violences policières doit cesser !





mardi 4 décembre 2018

Gilets jaunes : premier recul du gouvernement, le mouvement doit pousser son avantage

Communiqué du NPA du 4 décembre 2018




Édouard Philippe tente d’éteindre le feu que le gouvernement a lui-même allumé. En annonçant ce matin la suspension pendant six mois dune hausse de la taxe sur le carburant, il signifie quil va revenir à la charge dans six mois, car suspension ne veut pas dire renoncement.

Ces mesures sont loin de répondre à la colère des classes populaires ni à leurs revendications contre la vie chère et linjustice fiscale, car la contestation est bien plus globale, comme le montre le mot dordre de « Macron démission ! » largement repris dans le mouvement.

Ce pouvoir est illégitime et il ne s'en sortira pas avec quelques mesures très limitées et temporaires...

Pour répondre à l’urgence sociale et écologique, il faudrait dabord commencer par rétablir un peu de justice fiscale, en retirant les taxes sur les produits de première nécessité et en faisant payer les riches.

De plus, pour « vivre et pas survivre » comme le disent les gilets jaunes, il faut une augmentation générale des revenus de 300 euros et un SMIC à 1700 euros.

Pour quune transition écologique soit possible et socialement juste, il faut le développement des transports collectifs, l’arrêt de la spéculation immobilière, la suppression des taxes et impôts indirects, ainsi que la taxation des profits.

Et aux revendications des gilets jaunes viennent aujourdhui sajouter celles des lycéenEs et étudiantEs qui demandent le retrait de Parcoursup, de la réforme du lycée et de laugmentation des frais dinscription pour les étudiantEs étrangers.

Macron et son gouvernement ne sen sortiront pas en continuant la violente fuite en avant de ces derniers jours contre les manifestantEs.

Le NPA appelle le monde du travail, la jeunesse, lensemble de la population, à se mobiliser ce samedi lors de la nouvelle journée de mobilisations des gilets jaunes, à créer toutes les convergences, notamment avec les marches pour la justice climatique qui ont lieu le même jour.

Le plus massivement possible doit sexprimer ces prochains jours le rejet de Macron et de sa politique. Le pouvoir commence à reculer, cest le moment dy aller touTEs ensemble, de manifester, de bloquer l’économie, notamment par la grève.

Macron doit céder, sinon il faut qu'il parte.



dimanche 2 décembre 2018

8 DÉCEMBRE : DANS LA RUE POUR CHANGER LE SYSTÈME PAS LE CLIMAT



Le changement climatique ici et maintenant

Ce n’est plus une menace lointaine. Vagues de chaleur, pics de pollution, orages dévastateurs, inondations, fonte de la calotte glaciaire, élévation du niveau des océans, incendies meurtriers sont les fléaux récemment vécus au Koweït, au Sud de l’Algérie, en Californie, en Argentine, en Grèce, au Portugal, mais aussi en Suède, en Lettonie, en France.

L’augmentation de la température moyenne de la Terre de 1 °C depuis 200 ans provoque déjà des catastrophes dont les plus pauvres sont les principales victimes. Ils et elles sont des dizaines de millions contraint·e·s de fuir, sans le droit au statut de réfugié·e·s.

Sortir au plus tôt, complètement
des combustibles fossiles

La combustion du charbon, du pétrole, du gaz émet des gaz à effet de serre. Il faut diviser par cinq leur utilisation.

Il faut arrêter le nucléaire, dangereux et producteur de déchets toxiques pour des millénaires. Réaffecter les sommes extravagantes qu’il engloutit (EPR de Flamanville, Bure) aux infrastructures et à la recherche dans les renouvelables.

Cette transformation radicale doit inclure la reconversion de tou.te.s les travailleur.euse.s des secteurs concernés vers ceux où des centaines de milliers d’emplois nouveaux peuvent être créés.

Il est encore temps pour agir

Pour baisser la demande d’énergie il faut éliminer d’urgence les productions inutiles ou nuisibles (production d’armes…), abandonner l’agriculture industrielle en faveur d’une agriculture écologique locale qui peut fixer d’énormes quantités de carbone dans les sols et procurer une nourriture saine à toutes et tous.

Il faut arrêter tous les grands projets inutiles, coûteux et dévastateurs comme le contournement de Strasbourg ou les lignes de trains à grande vitesse.

Il faut combattre l’obsolescence programmée des produits et les absurdes transports de marchandises à travers le monde.

L’écologie n’est pas compatible avec le capitalisme

Incapables de tenir leurs engagements pris à la COP 21 qui aboutiraient à une hausse catastrophique supérieure à 3 °C, les gouvernements refusent de nuire aux grands groupes capitalistes du pétrole, de l’agriculture industrielle, des transports… responsables des émissions de gaz à effets de serre.

Macron augmente les taxes sur l’essence et le fuel en essayant de faire croire qu’il agit pour le climat. Or cet argent sera un cadeau de plus aux entreprises productivistes.

Au lieu des taxes inéquitables, il faut des impôts progressifs pour financer des services publics du rail et de transports en commun, pour sortir du tout-voiture, du tout-camion.

Pas de capitalisme vert qui est une imposture.

8 décembre journée mondiale pour l’urgence climatique

Partout les marches doivent être énormes. On a besoin d’un vaste et puissant mouvement unissant #il est encore temps, les gilets jaunes, associations, syndicats, partis… pour imposer des mesures écologiquement efficaces et socialement justes : la sortie des énergies fossiles et l’arrêt du nucléaire, une agriculture écologique et paysanne, des transports publics gratuits…

Comment y arriver sans exproprier les pétroliers qui pomperont jusqu’à la dernière goutte de pétrole ?

Il faut les exproprier et décider démocratiquement de produire ce dont on a besoin en prenant soin de la planète et de ses habitant.e.s !

4 pages du NPA






Gilets jaunes : continuer la mobilisation contre la vie chère

Communiqué du premier décembre 2018

 
Des dizaines, peut-être des centaines de milliers de personnes, ont manifesté aujourd’hui dans toute la France contre la vie chère et contre le gouvernement, notamment aux cris de « Macron démission ! ».

L’ampleur de la mobilisation, malgré la répression policière, malgré la météo, montre la détermination des classes populaires de tout le pays, le ras le bol face à l'augmentation des taxes, de la CSG, alors que l'ISF a été supprimé et que les possédants redoublent d'arrogance.

Les affrontements qui ont eu lieu sont de la responsabilité du gouvernement qui, avec les gazages, les canons à eau et les coups, a voulu empêcher les manifestants d’accéder aux Champs-Élysées.

Ces violences d’État sont l’illustration de l’obstination de Macron à ne pas répondre aux revendications populaires, d'un gouvernement qui veut maintenir l'augmentation de la taxe carburant, de l’électricité, tout en promettant « des mois de concertation »...

La politique menée par Macron et ses prédécesseurs est aujourd'hui massivement rejetée comme ce qu'elle est : une politique de classe au profit des plus riches, des « premiers de cordée » comme Carlos Ghosn, au détriment des revenus et des emplois des classes populaires.

Et le fait que ce soir, c’est le ministre de l’Intérieur Castaner qui est chargé de répondre aux manifestants à la télévision en dit long...

Le NPA est solidaire de cette mobilisation et souhaite qu’elle continue en se donnant ses propres cadres d'organisation démocratique, contre tous les impôts indirects, pour le retour de l’impôt sur la fortune, pour une augmentation des salaires et des pensions, pour la défense des services publics.

Dans tout le pays, nous soutenons les blocages et les assemblées de débat populaire démocratiques.

Dans ce contexte, les organisations syndicales, politiques et associatives doivent elles aussi prendre leurs responsabilités en rejetant toute division, comme cela existe déjà dans de nombreuses villes autour d’appels et d’actions convergentes, pour construire une mobilisation de masse qui isole aussi l’extrême droite, notamment par des grèves qui bloquent l’économie.

La mobilisation est un révélateur la crise politique latente depuis plusieurs mois, ce que nous vivons est potentiellement une explosion sociale contre les ravages du capitalismes subis par les classes populaires depuis des années.

Qui sème la misère récolte la colère !