LE LOGEMENT EST UN BIEN COMMUN
ET NON UNE MARCHANDISE !
Depuis 2017, la construction de logement sociaux est à son plus bas. La politique de Macron n’y est pas pour rien( Réduction de Loyer Solidarité, la baisse des APL, l’augmentation de la TVA, ne plus réserver le livret A au financement exclusif du logement social), mais aussi du fait de l’inflation sur les matières premières servant à la construction. Dans le secteur privé , de nombreux logements salubres sont laissés vacants ( 10 % du parc privé de Clermont-Auvergne-Métropole, soit plus de 14000 logements, sources DGFIP, 2021).
De ce fait, de nombreuses personnes sont mal logées ou, pire, n’ont pas de toit au dessus de la tête. Ceux ou celles qui ont la chance d’être hébergés ont de plus en plus de difficultés à payer leur loyer, l’électricité, le gaz car tout augmente sauf nos revenus. Les pauvres et les précaires sont obligés de se loger de plus en plus loin des lieux de vies, de travail et d’études entraînant des frais supplémentaires pour les déplacements mais aussi des conséquences sur l’environnement et sur la santé avec de la fatigue dûe à un temps de transport à rallonge.
Cette année, en raison des Jeux Olympiques, des familles ont dû rendre leur logement pour que les propriétaires véreux , puissent profiter de louer leurs biens à des tarifs plus qu’avantageux à cette occasion. De même le gouvernement pratique la chasse aux pauvres , en expulsant les campements de migrant.e. s, en vidant les hôtels sociaux hébergeant à l’année et aussi en ne permettant pas aux étudiant.e.s de garder leur logement universitaire cet été pour laisser leur place aux sportifs.
À Clermont-Ferrand, depuis le 11 avril, le préfet a sorti de l’hébergement d’urgence une trentaine de famille qui ce sont retrouvées à la rue. Le réseau de solidarité s’est mis en place rapidement pour protéger ces familles. Elles ont d’abord trouvé refuge dans des tentes place du 1er mai , mais vu que les services de la préfecture et la police les harcelait en rentrant dans les tentes à la recherche de familles avec OQTF pour pouvoir les expulser, il a été décidé collectivement (familles et personnes solidaires) afin d’assurer leur sécurité et de meilleures conditions d’accueil, de changer de lieu et de s’installer sur le parking de la maison du peuple , puis d’investir la salle des fête de la maison du peuple appartenant à la mairie.
Des Mineurs Isolés Étrangers, non reconnus mineurs par le Conseil Départemental, ont vu leur prise en charge suspendue et se sont retrouvés à la rue. Avec l’aide de militant.e.s , ils ont trouvé refuge dans les locaux de la LDH. Nous exigeons leur logement immédiat et la régularisation de celles et ceux qui ont été décrétés en situation irrégulière.
Le NPA défend un plan d’urgence qui combine à la fois des mesures immédiates pour répondre à l’urgence de la situation mais aussi des mesures qui permettent de répondre durablement au mal-logement.
* L’arrêt des expulsions,
* L’application de la loi de réquisition des logements vides
* Application de la loi SRU sous peine de non-éligibilité pour les maires.
* Priorité donnée aux budgets des centres d’hébergement d’urgence,
* construction de Centres d'Hébergement et de Réinsertion Sociale à la hauteur des besoins sociaux.
* Construction massives de logements vraiment sociaux
* création d’un service public du logement qui regroupe en son sein l’ensemble des bailleurs sociaux.
* Plafonnement des loyers à hauteur de 20% des revenus de chacun
* Abrogation de la loi Kasbarian-Bergé et de tous les dispositifs de répression de « l’occupation illicite de logements » et des dits « logements illicites ».
* Fin des politiques xénophobes et racistes, un toit c’est un droit quelque soit l’origine ou la nationalité.
C’est toutes et tous ensemble, que nous devons nous réunir pour décider collectivement de quelles luttes menées, pour quelles revendications ceci dans l’intérêt de créer le rapport de force suffisant pour gagner sur nos revendications et que plus personnes n’est à dormir dans la rue.
Au-delà de ces revendications immédiates, la crise du logement met en lumière la nécessité de changer radicalement de système, de mettre fin au pouvoir spéculatif en abolissant la propriété lucrative, d’organiser la société en fonction de la satisfaction des besoins de toutes et tous.
« De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ».
Le combat pour le droit au logement est une bataille de tous les instants. C’est pour cela que le NPA 63 organise
APÉRO-DÉBAT : UN TOIT, C’EST UN DROIT !
LUTTONS ENSEMBLE POUR UN LOGEMENT
POUR TOUTES ET TOUS
JEUDI 16 MAI
à 18H30 Salle 2 du centre J.Richepin
événement facebook à partager massivement