mardi 14 mai 2024

APÉRO-DÉBAT : UN TOIT, C’EST UN DROIT ! JEUDI 16 MAI

 

LE LOGEMENT EST UN BIEN COMMUN

ET NON UNE MARCHANDISE !

Depuis 2017, la construction de logement sociaux est à son plus bas. La politique de Macron n’y est pas pour rien( Réduction de Loyer Solidarité, la baisse des APL, l’augmentation de la TVA, ne plus réserver le livret A au financement exclusif du logement social), mais aussi du fait de l’inflation sur les matières premières servant à la construction. Dans le secteur privé , de nombreux logements salubres sont laissés vacants ( 10 % du parc privé de Clermont-Auvergne-Métropole, soit plus de 14000 logements, sources DGFIP, 2021).

De ce fait, de nombreuses personnes sont mal logées ou, pire, n’ont pas de toit au dessus de la tête. Ceux ou celles qui ont la chance d’être hébergés ont de plus en plus de difficultés à payer leur loyer, l’électricité, le gaz car tout augmente sauf nos revenus. Les pauvres et les précaires sont obligés de se loger de plus en plus loin des lieux de vies, de travail et d’études entraînant des frais supplémentaires pour les déplacements mais aussi des conséquences sur l’environnement et sur la santé avec de la fatigue dûe à un temps de transport à rallonge.

Cette année, en raison des Jeux Olympiques, des familles ont dû rendre leur logement pour que les propriétaires véreux , puissent profiter de louer leurs biens à des tarifs plus qu’avantageux à cette occasion. De même le gouvernement pratique la chasse aux pauvres , en expulsant les campements de migrant.e. s, en vidant les hôtels sociaux hébergeant à l’année et aussi en ne permettant pas aux étudiant.e.s de garder leur logement universitaire cet été pour laisser leur place aux sportifs.

À Clermont-Ferrand, depuis le 11 avril, le préfet a sorti de l’hébergement d’urgence une trentaine de famille qui ce sont retrouvées à la rue. Le réseau de solidarité s’est mis en place rapidement pour protéger ces familles. Elles ont d’abord trouvé refuge dans des tentes place du 1er mai , mais vu que les services de la préfecture et la police les harcelait en rentrant dans les tentes à la recherche de familles avec OQTF pour pouvoir les expulser, il a été décidé collectivement (familles et personnes solidaires) afin d’assurer leur sécurité et de meilleures conditions d’accueil, de changer de lieu et de s’installer sur le parking de la maison du peuple , puis d’investir la salle des fête de la maison du peuple appartenant à la mairie.

Des Mineurs Isolés Étrangers, non reconnus mineurs par le Conseil Départemental, ont vu leur prise en charge suspendue et se sont retrouvés à la rue. Avec l’aide de militant.e.s , ils ont trouvé refuge dans les locaux de la LDH. Nous exigeons leur logement immédiat et la régularisation de celles et ceux qui ont été décrétés en situation irrégulière.

Le NPA défend un plan d’urgence qui combine à la fois des mesures immédiates pour répondre à l’urgence de la situation mais aussi des mesures qui permettent de répondre durablement au mal-logement.

* L’arrêt des expulsions,

* L’application de la loi de réquisition des logements vides

* Application de la loi SRU sous peine de non-éligibilité pour les maires.

* Priorité donnée aux budgets des centres d’hébergement d’urgence,

* construction de Centres d'Hébergement et de Réinsertion Sociale à la hauteur des besoins sociaux.

* Construction massives de logements vraiment sociaux

* création d’un service public du logement qui regroupe en son sein l’ensemble des bailleurs sociaux.

* Plafonnement des loyers à hauteur de 20% des revenus de chacun

* Abrogation de la loi Kasbarian-Bergé et de tous les dispositifs de répression de « l’occupation illicite de logements » et des dits « logements illicites ».

* Fin des politiques xénophobes et racistes, un toit c’est un droit quelque soit l’origine ou la nationalité.

C’est toutes et tous ensemble, que nous devons nous réunir pour décider collectivement de quelles luttes menées, pour quelles revendications ceci dans l’intérêt de créer le rapport de force suffisant pour gagner sur nos revendications et que plus personnes n’est à dormir dans la rue.

Au-delà de ces revendications immédiates, la crise du logement met en lumière la nécessité de changer radicalement de système, de mettre fin au pouvoir spéculatif en abolissant la propriété lucrative, d’organiser la société en fonction de la satisfaction des besoins de toutes et tous.

« De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins ».

Le combat pour le droit au logement est une bataille de tous les instants. C’est pour cela que le NPA 63 organise

APÉRO-DÉBAT : UN TOIT, C’EST UN DROIT !

LUTTONS ENSEMBLE POUR UN LOGEMENT

POUR TOUTES ET TOUS

JEUDI 16 MAI

à 18H30 Salle 2 du centre J.Richepin

événement facebook à partager massivement

https://fb.me/e/6vQyukRK6


dimanche 5 mai 2024

UN TOIT POUR TOUTES ET TOUS, TOUT DE SUITE ! ENSEMBLE CONTRE LA POLITIQUE DE LA HONTE

Depuis le feu vert xénophobe acté par l’adoption de la loi Darmanin-Ciotti-Le Pen sur l’immigration, le préfet du Puy-de- Dôme a décidé de durcir sa politique d’hébergement, quitte à livrer des familles entières aux dangers de la rue.

Plusieurs dizaines de familles avec des enfants se retrouvent ainsi sans toit et voient leurs droits les plus élémentaires bafoués. Ailleurs, à Clermont-Ferrand, c’est une cinquante de Mineurs non accompagnés qui sont sans prise en charge suite à leur abandon par le Conseil Départemental du Puy-de-Dôme.

Contrairement à ce qu’affirme le Préfet dans les médias, les exclusions de l’hébergement d’urgence concernent bien des

familles et des personnes dans les situations les plus diverses. Contre le droit, contre les principes mêmes d’humanité et d’accueil élémentaire, cette population déjà la plus vulnérable est sacrifiée sur l’autel d’une logique comptable xénophobe et indigne. Dans un pays où les riches sont toujours plus riches, les préfectures veulent faire des économies sur le dos des plus pauvres.

Non seulement les préfectures

fabriquent des sans-papiers,

mais elles rivalisent aujourd’hui

pour fabriquer des sans-logis.

Il s’agit clairement de montrer à la population que les pouvoirs publics sont durs avec les migrant.e.s. A l’approche des élections européennes des familles déjà fragilisées se retrouvent transformées en matériel électoral pour montrer que le gouvernement, son ministre de l’intérieur et ses préfets peuvent faire aussi bien que les promesses de l’extrême-droite.

Confrontées au harcèlement policier et administratif, ces familles, soutenues par des militant.e.s et des citoyenn.e.s, ont décidé de s’unir pour exiger ensemble le respect de leurs droits.

La Maison du Peuple de Clermont-Ferrand est ainsi devenue un « refuge » d’où la solidarité et la lutte s’organisent depuis le 11 avril 2024.

C’est de là-bas qu’un appel à un Asile Municipal a été lancé au Maire de Clermont-Ferrand.

C’est de là-bas que se multiplient les initiatives de solidarité.

C’est de là-bas enfin que s’organise la lutte pour contraindre les pouvoirs publics d’enfin prendre leurs responsabilités pour enfin mettre un terme à cette situation qui fait honte à notre pays, à notre ville.

Dans une ville comme la nôtre, qui s’est construite sur la solidarité et l’humanité de ses habitant.e.s, il est inconcevable de continuer à voir des petit.e.s clermontois.e.s dormir à la rue, pour servir de caution à la politique xénophobe du gouvernement. Alors que Clermont-Ferrand possède plus de 7000 logements salubres vacants, nous ne devons pas accepter de voir ces familles sans toit. La loi de réquisition des logements vides existe, elle doit être appliquée !

Certaines de ces familles sont clermontoises depuis des années et ne sont pas expulsables. Il est impératif de les régulariser pour les sortir de cette extrême précarité.

Seule la régularisation de l’ensemble des familles permettra de trouver une issue digne à cette situation.

Pour faire vivre la lutte et la solidarité,

soutenez -nous, rejoignez-nous !

Ces personnes ne sont pas dangereuses !

Elles sont en danger !

Un toit c’est un droit !

Une école, des papiers, un toit pour toutes et tous !

MANIFESTATION

à CLERMONT-FERRAND

LUNDI 6 MAI 2024

à 18H Place de Jaude




 

vendredi 3 mai 2024

RASSEMBLEMENT POUR LES DROITS DES PERSONNES TRANS


 

Ce dimanche 5 mai a lieu une mobilisation nationale de plus de 800 personnalités, associations et organisations pour lutter contre les attaques et propositions de lois anti-trans et réactionnaires qui ont eu lieu ces derniers mois.

Les propositions de lois des sénateurs du parti Les Républicains comprennent :

- l’interdiction de transition sociale et médicale des mineur.e.s

- la mise en place de thérapies de conversion

- 2 ans d’emprisonnement pour les médecins accompagnant les mineur.e.s trans

Le rapport LR souhaite également avoir la possibilité d’interdire toutes transitions adultes avant 25 ans, prenant exemple sur les mesures adoptées aux Etats-Unis.

Les partis de droite/extrême droite ont une réelle volonté d’interdire le droit à disposer de son corps et ne se contenteront pas seulement de viser les personnes trans et LGBTQIA+, les droits reproductifs comme l’IVG sont également en danger, la lutte se doit d’être intersectionnelle.


POUR LES DROITS DES PERSONNES TRANS

RENDEZ-VOUS DIMANCHE 5 MAI

à Clermont-Ferrand

à 14H Place de Jaude

Rassemblement pour les droits trans

et reproductifs | Facebook

à l’appel des associations sos homophobie Auvergne, house of morningstar et Queer Auvergne et du collectif CIEL(dont le NPA 63 fait partie)