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lundi 26 juillet 2021

ASSEZ DE COMPLICITÉ AVEC LE RÉGIME MAROCAIN, LIBERTÉ POUR OMAR RADI ET LES PRISONNIERS POLITIQUES AU MAROC

 

Communiqué de presse du 24 juillet 2021


Le NPA condamne fermement le verdict inique prononcé lundi 19 juillet par la cour d'appel de Casablanca à l'encontre des journalistes indépendants Omar Radi (6 ans de prison ferme, 19 000 euros d'amende) et Imad Stitou (1 an de prison dont 6 mois ferme, 2 000 euros d'amende), ce dernier étant passé du statut de témoin en faveur de Radi à accusé de complicité de crime.

Journaliste militant dénonçant depuis longtemps l'accaparement des terres et la collusion entre milieux d'affaires et dirigeants politiques marocains, cofondateur du média indépendant The Desk, observateur et soutien du Hirak du Rif (un tweet en 2019 dénonçant les lourdes condamnations de 42 porte-voix de cette profonde révolte sociale lui avait déjà valu 4 mois de prison avec sursis pour « outrage à magistrat »), Radi était arbitrairement maintenu en détention provisoire depuis le 29 juillet 2020.

Cette condamnation est d'autant plus scandaleuse qu'elle intervient le jour même des révélations sur « Pegasus », ce logiciel de la firme israélienne NSO utilisé par une douzaine de gouvernements autocratiques, dont celui du Maroc, pour surveiller leurs opposants, nationaux ou non.

Or, comble de l'ignominie, Omar Radi, victime de cet espionnage en 2019 — comme l'avaient révélé en juin 2020 Amnesty international et le consortium de médias indépendants Forbidden Stories contre lesquels le Maroc porte plainte aujourd'hui — était accusé non seulement de « viol » mais d' « atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'État » découlant de « financements étrangers en relation avec des services de renseignement !»

« L'espion c'est Pegasus ! » clamaient en marge de l'audience les soutiens de Radi qui affirme, au terme de ce qui n'est ni plus ni moins qu'un procès politique déguisé en simulacre de procès criminel de droit commun : « Le parquet est motivé par la vengeance et non par la quête de la vérité ».

Cette condamnation s'inscrit dans le cadre d'une offensive judiciaire généralisée des autorités marocaines contre les militants du Hirak, des droits sociaux et de la liberté d'expression, contre des journalistes et des défenseur.e.s des droits humains, offensive qui recourt souvent au montage et à l'utilisation de chefs d'accusation à caractère sexuel comme le montre également la condamnation, quelques jours plus tôt, à 5 ans de prison pour « viol avec violence et séquestration » de l'ancien rédacteur en chef du quotidien Akhbar Al-Yaoum (aujourd'hui fermé), Soulaiman Raissouni, en grève de la faim depuis plus de 100 jours et dont la vie est aujourd'hui gravement menacée.

Nous dénonçons la complicité constante et scandaleuse des autorités françaises avec le régime marocain, qui ne s’embarrasse ni de ses méthodes de barbouzes ni de l’étouffement des libertés.

Le NPA exige la libération immédiate d'Omar, de Soulaiman, d'Imad et de tous les prisonniers politiques et d'opinion marocains, arbitrairement détenus au terme de procès entachés d'irrégularités, et appelle à amplifier la campagne de solidarité internationale en leur faveur.

mercredi 1 juillet 2020

L’ACHARNEMENT D’ISRAËL DOIT CESSER : LIBÉREZ SALAH HAMOURI !

Communiqué du NPA du 1er juillet 2020

Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, a été de nouveau interpellé par les autorités israéliennes mardi 30 juin, dans un centre médical de Jérusalem où il s’était rendu pour y effectuer un test Covid-19.

Salah avait en effet prévu de se rendre en France à partir du 4 juillet, et les tests de ce type sont obligatoires pour les passagers des avions.

Un juge israélien a décidé, ce mercredi 1er juillet, de le maintenir en détention au moins jusqu’au 7 juillet, jour où une nouvelle audience sera organisée.

Aucun motif n’a été avancé quant aux raisons de cette nouvelle détention, une habitude du côté de la « justice » israélienne, et, selon les proches de Salah, les autorités consulaires françaises de Jérusalem n’ont toujours pas pu lui rendre visite.

L’acharnement continue donc contre Salah Hamouri, infatigable défenseur des droits démocratiques et nationaux des Palestinien.n.e.s, enfermé de mars 2005 à décembre 2011, puis d’août 2017 à octobre 2018, et victime d’une tentative d’enlèvement par les forces spéciales israéliennes le 20 mai dernier.

On ne peut évidemment manquer de remarquer que cette nouvelle arrestation se produit à l’heure où le gouvernement israélien de Benyamin Netanyahou s’apprête à annexer de larges secteurs de la Cisjordanie, consolidant la situation d’apartheid vécue par les Palestinien.n.e.s.
Le silence des autorités françaises sur la situation de Salah est assourdissant, à l’image de l’inaction des précédents gouvernements lorsqu’il était incarcéré.

Le NPA exige la libération immédiate de Salah Hamouri et exprime sa solidarité totale avec ses proches.

Au-delà, nous réaffirmons notre soutien à la lutte du peuple palestinien dans son combat contre le régime d’apartheid israélien.



lundi 1 juillet 2019

Pour la libération de Louisa Hanoune

Dans le cadre de la journée internationale, du 20 juin, pour la libération de Louisa Hanoune secrétaire générale du parti des Travailleurs algériens et coordinatrice de l’Entente Internationale des Travailleurs, le comité départemental pour sa libération, réuni ce jour à Clermont-Ferrand, dénonce l’incarcération arbitraire de Louisa Hanoune aux chefs d’accusation de « Complot pour changer le régime » et « complot ayant pour but de porter atteinte à l’autorité du commandement d’un formation militaire ». Accusation que Louisa Hanoune revendique comme des millions d’Algériens.

Son avocat Mr Boudjemaâ Ghechir précise que l’emprisonnement de Mme Hanoune est incompréhensible, le dossier est vide et elle présente toutes les garanties de rester à la disposition de la justice, son maintien en détention par le tribunal militaire est une décision politique qui vise les positions politiques de Mme Hanoune.

Le comité départemental pour la libération de Mme Hanoune a également été informé que sa santé s’est fortement dégradée ces derniers jours, perte de 8 kg et atteinte de plusieurs maladies chroniques, elle nécessite un régime alimentaire spécial et des soins médicaux permanents.

À ce jour, Mme Hanoune n’a pas eu l’autorisation d’être examinée par un médecin. Cette situation est plus qu'alarmante sachant que, dans cette même prison, le Dr Kamel Eddine Fekhar, défenseur des droits de l'Homme, laissé sans soin par les autorités est décédé après plus de 50 jours de grève de la faim.

Enfin le comité vient d’apprendre, ce 20 juin, que le tribunal militaire de Blida a décidé de maintenir Mme Hanoune en prison. Ses avocats déposeront dans deux jours une demande de libération auprès du Procureur

Dans ce contexte, le comité Départemental pour la libération de Louisa Hanoune lance un appel pour exiger, avec encore plus de force, sa libération et pour continuer d’élargir la campagne.

UN RASSEMBLEMENT aura lieu
MARDI 2 JUILLET
à 18H00 devant la préfecture
à Clermont-Ferrand