Après
son décès, Simone Veil est saluée par un concert de louanges
unanimes, à commencer par ceux (anciens dirigeants du RPR et de
l’UDF, du FN ) qui l’ont combattue de la plus indigne des
manières, lorsqu’elle a défendu la loi de légalisation de l’IVG
en 1974.
Le
NPA ne participe pas à cette unanimité même si nous respectons
le courage de cette survivante des camps nazis qui a eu le cran de
défendre une loi qu’aucun dirigeant de son parti ne voulait
assumer et qu’à peu près tous combattaient.
Mais
le courage de Simone Veil ne nous fait pas oublier que cette loi de
légalisation de l’IVG, nous la devons à une mobilisation des
femmes et des hommes qui organisaient des manifestations de masses
pas seulement en France mais partout en Europe, aux Etats Unis et en
Amérique Latine pour le droit des femmes à disposer de leur
corps.
On
ne doit pas non plus oublier le courage des signataires du Manifeste
dit des 343 Salopes déclarant avoir avorté, les pétitions
de médecins ayant pratiqués des avortements, les comités de
soutiens à des femmes poursuivies pour avoir aidé ou subi un
avortement comme le procès de Bobigny, la dénonciation des
centaines de milliers d’avortements clandestins pratiqués chaque
année et la mise en danger de la vie des femmes.
C’est
cette vague de mobilisation bouillonnante et multiforme qui a imposé
au gouvernement Giscard-Chirac qui n’y était pas du tout favorable
une loi de légalisation de l’IVG en 1974. Et le respect pour son
engagement commence par ne pas travestir le combat qui a été le
sien : ce n’est pas en tant que féministe défendant les
droits des femmes à disposer de leur corps que Simone Veil a défendu
cette loi mais en tant que ministre de la Santé refusant les risques
sanitaires que l’interdiction de l’avortement faisait courir aux
femmes.
Alors
pour nous saluer le courage avec lequel Simone Veil a affronté le
déchaînement misogyne des députés, de son propre parti, c’est
aussi nous souvenir que lorsqu’un mouvement social utilise toutes
les ressources créatrices de la mobilisation il peut s’imposer et
trouver des relais, y compris parmi celles et ceux qui ne partagent
pas ce combat.
Le
gouvernement Philippe II est en place, ainsi que la nouvelle
Assemblée. Macron s’est affiché avec Merkel à Bruxelles.
Est-ce
le début d’un gouvernement fort
ou
la poursuite des opérations de communication ?
Au
Conseil de l’Europe, Macron a fait mine de vouloir imposer un
rapport de forces, sur « l’Europe de la Défense »,
sur la directive « travailleurs détachés » et dans les
rapports avec l’Allemagne. Mais concrètement, rien n’a été
décidé.
Côté
hexagonal, le remaniement ministériel imposé par les élections
législatives a failli ressembler à une grosse fuite d’eau :
Sarnez, Bayrou, Goulard et Ferrand ont été débarqués du
gouvernement en raison des enquêtes en cours contre eux. Puis Sarnez
a été écartée de la présidence du groupe Modem. Puis Stéphane
Travert, ministre de l’Agriculture, a provoqué le ministre de la
Transition écologique et solidaire Hulot sur la question de la
protection des abeilles (décisive pour la biodiversité).
Tout
cela se déroule sur fond
de
mise en place d’une Assemblée nationale
à
hauts risques.
D’après
le Monde, un proche de Macron aurait déclaré : « On ne
connaît pas bien les députés. Entre les erreurs de casting qu’on
va découvrir rapidement, ceux qui vont goûter au pouvoir et aimer
ça, ceux qui vont vouloir se faire remarquer, il va falloir bien les
encadrer pour éviter tout problème ».
Un
gouvernement aux ordres
Macron
a besoin de mettre un coup d’arrêt à ce début de désordre s’il
veut mettre en place sa politique. Le gouvernement Philippe II est
donc un « gouvernement d’experts ». Comme en Grèce en
2010 et en Italie en 2011, il apparaît comme un gouvernement de
technocrates : des membres majoritairement inconnus de la
population, recrutés pour leurs capacités supposées à gérer des
dossiers pour le compte d’une politique décidée par en haut, et
de cadres venus du privé ou de la haute administration. D’anciennes
directrices de la SNCF, d’une maison d’édition, de Danone puis
Dassault, un ancien directeur de grande école de commerce, une
ancienne PDG de la RATP... voilà un aperçu du parcours des
ministres issus de la « société civile ».
Ce
gouvernement, sans tête connue, de personnes dévouées à Macron,
surtout depuis l’éviction des dirigeants du Modem, est fait pour
être obéissant. D’autant que Macron s’est entouré de 45
conseillers à l’Élysée et a placé des conseillers à lui dans
les ministères...
L’Assemblée
nationale sera elle-même encadrée par les séminaires de la
majorité, le discours annoncé de Macron devant le Congrès à
Versailles, puis celui de politique générale du Premier ministre.
Pas
de dissonances à l’Assemblée
Inutile
d’attendre de quelconques contre-pouvoirs du côté des partis
institutionnels : si le PS a décidé de ne pas voter la confiance
au gouvernement, ses députés, comme ceux des Républicains, sont en
train de se diviser entre ceux qui veulent voter pour, contre ou
s’abstenir. Du côté de Montebourg et de Hamon, si le
positionnement par rapport à Macron semble plus clair, toute leur
énergie est tournée vers la construction de leurs courants.
Aucun
signe qu’ils se tournent
vers
la construction de mobilisations…
Quant
à La France insoumise, elle semble sérieusement anesthésiée. Avec
Mélenchon qui encense le « drone de conception française
produit par Safran » et qui annonce que ce seront les députés
de la FI qui lanceront l’offensive contre Macron, il faut dire que
les opérations sont mal engagées…
Et,
dès qu’une voix un peu différente s’élève, elle est réprimée.
Ainsi, Danièle Obono, pour avoir hésité à dire à la radio « Vive
la France » (« Je peux dire “vive la France”, mais
pourquoi ? Le 14 juillet ? »), a subi un déchaînement
raciste et nationaliste.
Attendu
au tournant, François Ruffin, qui a annoncé qu’il ne se paierait
qu’au SMIC et a communiqué sur l’obligation du port de la
cravate à l’Assemblée, est censuré dans une chronique des Échos.
Les
attaques se poursuivent contre les syndicalistes : Gaël Quirante
de Sud-PTT de nouveau menacé de licenciement, le secrétaire du
syndicat CGT PSA Poissy poursuivi pour de prétendues violences,
celles et ceux qui aident les migrant-e-s condamnés...
Un
été sous une pluie d’attaques
Une
répression abjecte s’est abattue sur les militants de Rennes dans
l’affaire du policier ayant visé une manifestation avec son
flingue : cinq peines de prison ont été prononcées, jusqu’à
16 mois, notamment pour des refus de prélèvement ADN, en
particulier pour un jeune relaxé des accusations portées contre
lui !
Cette
répression a pour objectif de nous préparer à un déferlement
d’attaques. On connaît celles contre le droit du travail, prévues
par ordonnances, et le passage de nombreuses mesures de l’état
d’urgence dans la loi.
À
voir les différentes vidéos du Syndicat des Avocats de France sur
cette thématique
Et
après l’augmentation de la CSG, (re)voilà les privatisations,
avec Bruno Le Maire qui déclare : « Nous engagerons un plan
de cession de certaines participations de l’État. (…) Cela
immobilise inutilement de l’argent public ». Et le désordre
autour du Bac (matières à repasser, refus d’inscription dans les
universités, tirage au sort dans certaines filières…) a pour
objectif de préparer l’opinion à la casse de ce qui reste du Bac
comme premier diplôme de l’enseignement supérieur et à la mise
en place de la sélection dans les universités.
Et
bien entendu, pendant ce temps, personne n’a pris la mesure de ce
que la canicule de ces derniers jours révèle comme danger
climatique pour les prochaines décennies…
L’urgence
pour le NPA, c’est
de tout mettre en œuvre pour préparer la riposte la
plus unitaire et nombreuses possible
afin de contrer la politique de casse du code du travail par
ordonnance de Macron qui sera mis en place pendant la période
estivale.
Le
NPA
soutien toutes les luttes qui ont lieu et essayent de favoriser leurs
convergences.
Le
NPA
appelle aussi à participer au rassemblement à
l’appel de la CNT 03 dans le cadre du front social le vendredi 30
juin à 17 h place Piquand à Montluçon contre la politique anti
ouvrière du gouvernement Macron.
Michelin
étant le premier fabricant de pneumatiques dans le monde, cette
restructuration est mondiale. En conséquence , ce sont 1500 emplois
en France d'ici 2021 et 450 postes de travail aux États-Unis que
Michelin veut supprimer .
En
comptant les embauches annoncées, d'ici 2021, 5.000
salariés
de Michelin devront quitter le groupe en France et 2.000 salariés
basés à Clermont-Ferrand sont concernés.
Michelin emploie
plus de 110 000 salariés à travers le monde, dont près de
20 000 en France. C'est l'une des plus anciennes et plus
puissantes firmes capitalistes française appartenant depuis plus
d'un siècle à la même famille d'actionnaires.
Elle
a réalisé plus de 1,6 milliard d’euros de profits en 2016 sur un
chiffre d’affaires de presque 21 milliards. La rentabilité a
atteint un record avec une marge opérationnelle de 12,9%. Et
le cours de l’action Michelin a vu sa valeur augmenter en bourse de
147% depuis cinq ans.
Aucune
hésitation :
Michelin
va plus que bien
et
les mesures annoncées
visent
à faire encore plus de profits !
Dans
son fief historique de Clermont Ferrand, Michelin ne remplacera pas
970 départs en retraite d’ici 2021, et mettra en place un
dispositif de préretraites volontaires pour aboutir aux 1 500
suppressions de postes annoncés. Les départs seront au volontariat,
on connaît la chanson : plus on se rapproche de dates butoirs
fixés, plus les pressions individuelles augmentent avec des départs
« volontaires » de plus en plus forcés !
Et
970 emplois en moins pour une production maintenue, c'est une charge
supplémentaire pour ceux qui restent. C'est aussi une perte
d'activité pour toute la ville de Clermont Ferrand avec tous les
autres emplois menacés suite à cette perte d'emplois industriels
Michelin
a bien choisi son moment pour annoncer son plan de suppression
d'emplois préparé depuis plusieurs mois : pile après les
élections et le pouvoir de Macron installé au service des firmes
capitalistes.
Le
groupe Michelin veut maintenant aller très vite. Un livre blanc a
été remis aux syndicats jeudi 22 juin. Un comité d'entreprise
extraordinaire a été fixé au 6 juillet. Des négociations
dureront quatre mois, en juillet, septembre, octobre et
novembre, pour la signature d'un accord fin novembre.
C'est
un dialogue social bidon dont on connaît déjà l'essentiel des
conclusions.
Il
y a mieux et plus urgent à faire
qu'à
perdre son temps
dans
ces négociations inutiles.
C’est
de tout mettre en œuvre pour préparer la riposte qui sera plus que
nécessaire afin de contrer la politique de casse du code du travail
par ordonnance de Macron qui sera mis en place pendant la période
estivale.
Pour
Michelin, cette politique lui facilitera la mise en place de son plan
de 1000 suppressions d’emplois.
Le
projet de loi d'habilitation « pour la rénovation sociale »
rendu public ce jeudi 22 juin correspond malheureusement aux plus
mauvaises des hypothèses circulant depuis plusieurs semaines.
Rien
n’est laissé de côté, tous les vœux du MEDEF sont exaucés.
Huit ordonnances qui visent à liquider une grande partie des droits
des salarié-e-s et de leurs possibilité de les défendre dans le
cadre de la législation.
Et
une ordonnance qui à la sauvette visant de décaler d’un an, au
1er janvier 2019, l’entrée en vigueur de la mise en œuvre du
prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.
Le
premier objectif consiste à fixer au niveau de l’entreprise et non
plus de la branche l’essentiel des éléments du contrat de travail
(possiblement jusqu'au salaire minimum), laissant ainsi les salariés
à la merci du chantage à l’emploi.
Les
« accords » contenant ces dispositions pourraient
en effet résulter de référendum organisés par l'employeur. Et ils
bénéficieraient d'une présomption de légalité pour les protéger
du regard des juges.
Dans
le même temps le projet permettrait de rendre indolore pour les
patrons les licenciements abusifs, en limitant les dommages et
intérêts accordés par les conseils de prud’hommes lorsque le
licenciement est jugé sans cause réelle et sérieuse ou en
réduisant les délais de recours des salariés.
Les
licenciements économiques seraient facilités tant par l'abaissement
des conditions actuellement requises pour justifier de difficultés
économiques que par la limitation des obligations des patrons
en matière de reclassement. Même les dispositions en
matière d’inaptitude donneront lieu à des simplifications au
bénéfice des employeurs.
Le
projet vise également la mise en cause du CDI comme référence en
matière de contrat de travail d'une part par la facilitation des CDD
et de l’intérim et d'autre part avec la mise place des CDI « de
chantier », qui n'auront de CDI que le nom.
Il
organise en parallèle l'étouffement des institutions
représentatives du personnel, qui seraient regroupées en une seule
et perdraient encore de leurs prérogatives.
Le
texte prévoit la ratification des ordonnances dans un délai de six
mois, ratification qui leur donneraient force de loi.
Ces
dispositions, qui sont le prolongement des lois Rebsamen, Macron et
El Khomri imposées brutalement par le gouvernement « socialiste »
constitueraient une contre révolution sociale d'ampleur inégalée
si elles étaient mises en place.
Face
une telle attaque
la
construction de la riposte
est
urgente.
Inutile
de continuer à cautionner ces projets par la participation à des
consultations qui n’ont comme objectif de repousser la
construction de la mobilisation.
L’ensemble
des organisations syndicales, associatives, politiques qui prétendent
défendre les intérêts des salarié-e-s doit construire un
calendrier de mobilisations, d’initiatives à la hauteur des
attaques en marche.
Six
électeurs sur dix n’ont pas voté et pourtant l’Assemblée
nationale va fonctionner. Seuls 16 % des électeurs ont voté
pour En Marche au premier tour et pourtant elle a raflé 60 %
des sièges. Le gouvernement Macron-Philippe n’est pas légitime,
mais il n’hésitera pas à mener une politique désastreuse pour
les droits des salariés. Cette politique, nous devrons la combattre.
La
gauche laminée
En
plus des 60 % de sièges pour En Marche, la droite (Républicains
et UDI) a obtenu 20 % des sièges. Le PS et ses alliés
n’obtiennent que 33 sièges, presque tous ses anciens ministres
sont battus, y compris dans des fiefs historiques. C’est la fin du
PS, plombé par sa politique de droite, antisociale, répressive et
raciste.
Le
France insoumise et le PCF, avec 27 sièges, obtient un petit succès,
faisant entrer à l’Assemblée plusieurs militantEs combatifs. Il
lui reste à prouver que ces élus seront bien au service des luttes
pour changer le rapport de forces, en construisant dès maintenant
les mobilisations.
L’urgence
de prendre nos affaires en main
60 %
des électeurs n’ont pas voté, auxquels s’ajoutent toutes les
personnes qui n’ont pas le droit de vote. Cela montre que la Ve
République est un système particulièrement antidémocratique et de
moins en moins de légitime.
Maintenant,
ne nous leurrons pas : si la colère ne s’exprime pas dans la
rue, par des manifestations et des grèves, Macron n’hésitera pas
à casser nos droits. À commencer par le droit du travail et la
Sécu. Et en développant la répression.
En
effet, si 75 % des députés ont été changés, au bénéfice
de nouvelles têtes, plus jeunes et inconnus, il n’y a rien de
positif là-dedans : ces nouveaux députés seront aux ordres de
Macron, et ils sont pour leur grande majorité des patrons, des
professionnels de la communication et des ressources humaines. Ils
sont sans aucun doute possible les représentants de la classe
dominante.
Agir
ou subir
Dans
ce genre de situation, l’alternative est simple : soit nous
parvenons à relever la tête, soit la situation va encore empirer.
Le
gouvernement veut renforcer la précarité, baisser les salaires,
développer la répression et le racisme. Il n’y a qu’une chose à
faire : s’y opposer, reconstruire une voix pour le monde du
travail, pour les classes populaires.
Macron
a prévu d’agir pendant l’été, à coup d’ordonnances, pour
éviter tout débat à l’Assemblée et ainsi nous prendre de
vitesse.
La
mobilisation doit donc commencer dès maintenant, et c’est
le cas même si cela est encore petit, avec les manifestations du
Front social, les grèves au Ministère du travail, dans l’énergie,
les grèves du 27 juin et dans plusieurs entreprises.
Le
27 juin devra être le plus massif possible, nous aurons besoin de
nous retrouver pendant l’été, pour préparer une grande grève à
la rentrée.
Pour
le NPA, cette mobilisation aura besoin de tous les courants
du mouvement ouvrier. C’est pour cela qu’il appelle, du niveau
local au niveau national, toutes les organisations politique de
gauche, les syndicats, les associations à se rencontrer pour
organiser une opposition militante au gouvernement.
Le
NPA63, ses candidat-e-s Sandrine CLAVIERES et Jean-Paul TAILHANDIER
remercient toutes celles et ceux qui nous ont apportés leurs
suffrages au premier tour des élections législatives.
Ce
premier tour, malgré les scores encourageants pour « la
gauche de la gauche », ne doit pas nous faire perdre notre
boussole de classe. Seule la lutte contre le projet réactionnaire du
gouvernement peut nous dégager une issue favorable. Aussi nous
appelons l'ensemble des travailleur/se-s, celle et ceux qui subissent
la Loi Macron et El Khomeri, qui la subirons avec encore plus de
force après l'élection de Macron, à se mobiliser dès maintenant
dans le tour social, le seul vrai tour politique pour notre classe.
Dans
cette perspective nous considérons que les candidatures soutenues
par les travailleur/se-s en lutte déboucherons sur des politiques
locales bien plus favorables à l'émergence et la convergence de
nouvelles luttes.
Aussi
nous appelons à voter pour les candidatures d’Alain LAFFONT
(France Insoumise) pour la première
circonscription et d’André CHASSAIGNE(PCF) sur la cinquième
circonscription.
Avec
seulement 16 % des suffrages des électeurs et électrices
inscrit.e.s au premier tour, Macron est assuré d’une majorité
écrasante à l’Assemblée – plus de 400 sièges sur 577 –
qu’il va utiliser pour mener une offensive sans précédent contre
les droits sociaux et démocratiques.
Le
NPA tient, une nouvelle fois à
dénoncer le caractère antidémocratique de ce mode de scrutin
uninominal à deux tours et à défendre la proportionnelle
intégrale.
Au
second tour, pour battre les candidat.e.s de Macron, de la droite ou
du FN, les candidat.e.s des ordonnances de destruction du droit
du travail, de la protection sociale et des retraites, les
candidat.e.s de l’état d’urgence à perpétuité... le
NPA appelle à utiliser le bulletin de la France Insoumise ou du PC
là où ils seront présents le 18 juin.
Il
ne s’agit pas pour nous, en utilisant ce bulletin, « d’économiser
des kilomètres de manifestations »
ou de valider les orientations de ces organisations.
Dès
maintenant, la seule opposition efficace à ce gouvernement est celle
de la rue, celle des mobilisations des salarié.e.s, précaires et
chômeur.se.s pour leurs droits collectifs, des luttes pour les
droits et libertés démocratiques contre l’État
policier et d’exception, des combats contre les grands projets
destructeurs.
Cela
commencera, la semaine prochaine, par les manifestations du 19 juin à
l’initiative des organisations rassemblées dans le Front social et
de diverses autres manifestations sectorielles, et aussi les 8 et 9
juillet à Notre-Dame-des-Landes...
Cette
opposition est à construire toutes et tous ensemble, en unissant nos
forces, en faisant converger nos combats.
Le
collectif de défense du guichet de la gare d’Ambert vient
d’apprendre que la SNCF a décidé de fermer définitivement le
guichet de la gare d’Ambert le 20 juin !
Cette
fermeture été déjà en projet en juillet 2016 et des mobilisations
avaient eu lieu
Le
NPA défend le service public de transports ferroviaires
Le
NPA œuvre pour que l’ensemble des luttes que ce soient celles
de défense des services publics, contre la futur loi travail ou bien
les luttes écologistes ou celles pour l’égalité des droits
convergent pour réussir à créer le rapport de force suffisant pour
stopper toutes les politiques d’austérité et pour obtenir des
droits nouveaux.
Les
comptes de la Seita, filiale d’Imperial Brands, arrêtés aux 30
septembre 2016 soit 2 mois avant l’annonce du plan de fermetures et
de délocalisation des activités, ont été
rendus
publics il y a plus d’un mois. Nous savons aujourd’hui que la
rentabilité de la Seita
n’a
jamais aussi grande :
-
En passant de 332 M€ à 403 M€, la rentabilité augmente de +21%
en un an.
-
Le bénéfice net et la capacité d’autofinancement double en 1 an
avec les revenus financiers.
Imperial
Brands, 2 mois après l’arrêt des comptes, lors de l’annonce du
plan, connaissait donc approximativement cette évolution
extraordinaire de la Seita !
Face
aux dégâts humains en emplois délocalisés en Pologne, à
l’appauvrissement des territoires et à l’enjeu de la filière en
terme d’accompagnement du recul du tabagisme et de surveillance des
effets nationaux du produit tabac par toute la filière, ce plan est
un immense gâchis.
Il
est également scandaleux au regard de l’indifférence affichée
jusqu’à aujourd’hui par le gouvernement et ses intermédiaires.
Le
gouvernement vient d’accorder à la Confédération des buralistes,
il y a 3 mois, le droit de lancer une cigarette fabriquée en
Bulgarie.
Si
on peut changer les règles pour les uns,
on
peut le faire pour les autres…
Les
salariés de la Seita souhaitent approfondir avec les habitants du
bassin de vie, de l’arrondissement et du département, les
conséquences dramatiques qu’aurait la disparition de la Seita-Riom
sur l’emploi industriel et agricole, sur l’avenir des jeunes,
l’économie de notre territoire…
Mais
ils veulent également vous faire connaître
Mardi
13 juin à la Salle Dumoulin de Riom
le
contenu du Projet qu’ils portent avec la détermination suivante :
Malgré l’absence de soutien de certains parlementaires, des
décideurs politiques nationaux jusqu’à aujourd’hui, à la
poursuite de l’activité Seita, les salariés Seita construisent
progressivement un projet industriel en commun avec les planteurs de
tabac.
Ce
projet pourrait pérenniser l’activité tabacole à RIOM et
conserver les outils indispensables de toute la filière pour
maîtriser une réelle action contre le tabagisme en France !
Avec
plus de 51 % d'abstention, le résultat du premier tour des
législatives est celui d’une République malade et de plus en plus
antidémocratique. La République en Marche devrait avoir la majorité
absolue à l’Assemblée avec les voix de 16% des inscritEs…
Ce
résultat montre que ce gouvernement n'a aucune légitimité pour
gouverner par ordonnances et encore moins pour détruire nos acquis
sociaux, le code du travail, la sécurité sociale.
Le
monde du travail doit,
par
la mobilisation,
imposer
d'autres choix.
La
gauche est laminée avec moins de 30% des voix. Les principaux
leaders du PS et l'ancien candidat à la présidentielle sont
éliminés dès le premier tour récoltant ainsi les fruits de la
politique antisociale du quinquennat de Hollande.
La
France Insoumise, même si certains de ces candidats sont au second
tour, paie sa responsabilité dans la division de la gauche.
Le
Front national, malgré un score plus faible qu’à la
présidentielle, progresse par rapport à 2012 et est susceptible de
faire entrer plusieurs députés d’extrême droite à l’Assemblée
et amplifier son discours antidémocratique, raciste et antisocial.
Les
illusions électorales sont maintenant tombées, il est temps de
préparer l’affrontement avec un gouvernement qui, en quelques
semaines, a montré l’ampleur des attaques qu’il prévoit contre
le Code du travail, la sécurité sociale, les retraites et le
pouvoir d'achat.
L'urgence
est à la mobilisation, la création d'une opposition à ce
gouvernement.
Le
NPA appelle toutes les organisations du mouvement ouvrier à
discuter et se coordonner pour engager la mobilisation, dès la
semaine du 19 juin, avec les manifestations du Front social, au
Ministère du travail, dans l’énergie et aussi le 27 dans
plusieurs départements.
Il
nous faut construire et faire converger ces mobilisations au plus
vite.
Nous
avons bien pris connaissance de votre lettre adressée aux candidats
se présentant aux élections législatives ainsi que vos
propositions.
Nous
vous apportons le point de vue du NPA concernant les
problématiques de la santé et du médico-social.
La
première urgence consiste à abroger les contre-réformes qui
détruisent l’hôpital public et le transforment sur le modèle de
l’entreprise capitaliste, rentabilité d’abord (réforme de la
tarification hospitalière-T2A, loi Bachelot, loi Touraine).
NOS
VIES, VALENT PLUS QUE LEURS PROFITS !
Il
faut en finir avec l’austérité budgétaire à l’hôpital, créer
120 000 emplois pour maintenir des établissements de proximité,
comprenant au moins un service d’urgence, une maternité et un
service de chirurgie, et créer des centres de santé publics ouverts
24/24h pour la médecine de proximité.
La
santé n’est pas une marchandise : les actionnaires des cliniques
privées doivent être expropriés. Ces établissements doivent
intégrer le service public de santé.
Nous
voulons la gratuité intégrale des soins de santé et des
médicaments prescrits et utiles , le remboursement à 100 % par la
Sécurité sociale et donc la suppression des assurances «
complémentaires santé », le tiers payant intégral évitant
toute avance de frais, la suppression des « franchises et
forfaits », du « forfait hospitalier » et
l’interdiction de tout dépassement d’honoraires.
Nous
serons toujours présent dans les mobilisations pour défendre les
hôpitaux publics de proximité ainsi que le maintien de tous les
services que ce soit les urgences, la chirurgie, les maternités….
Dans
le Puy de Dôme, comme ailleurs en France y compris les territoires
d’outre-mer, la problématique d’accueil de la personne âgée
dépendante n’est que très peu pris en considération. D’un
coté, nous avons les entreprises à but lucratif qui ont bien
compris que ce secteur pouvait leur rapporter gros et était en
devenir, sans réellement apporter des conditions d’accueil et de
soins satisfaisant aux personnes accueillies et de l’autre coté,
un service public qui n’en est plus un, car la rentabilité est le
maître mot.
Les
salariés d’EHPAD se mobilisent que ce soit dans le public ou dans
le privé pour dénoncer le manque de moyens financiers, le manque de
personnel, la dégradation des conditions de travail qui ont des
répercussions sur le service rendu et engendre de la maltraitance
institutionnelle envers les résidents.
C’est
pour cela que nous serons toujours du coté des salariés en lutte et
que nous réclamons un véritable service public de la perte
d’autonomie accessible à tous partout sur le territoire qui serait
financer par une nouvelle branche de la sécurité sociale.
Nous
exigeons aussi un nombre suffisant de personnel bien formé,
correctement payé avec aucun salaire de base en dessous de 1700
euros net qui est le minimum pour vivre décemment avec une
augmentation de 300 euros pour tous.
Comme
le travail dans les hôpitaux et les EHPAD requière des qualités
physiques et psychologiques , il faut passer immédiatement aux 32
heures ce qui permettra de recruter du personnel supplémentaire et
en même temps, c’est une mesure efficace pour lutter contre le
chômage et la précarité.
Nous
sommes aussi pour le système de retraite par répartition avec une
retraite à taux plein à 60 ans et 55 ans pour les travaux pénibles,
après 37,5 annuités, en prenant en compte les dix meilleures
années.
Étant
aide soignante en EHPAD, je connais bien ce que vis le personnel ,
nos métiers sont difficiles et bien souvent, nous ne pouvons pas
arriver jusqu’à l’âge de la retraite en bonne santé , souvent
en arrêt maladie pour cause de burn-out, dorsalgie...
Rien
est fait pour maintenir le personnel en situation de handicap dans
l’emploi, pour le NPA, il est important que des postes
soient aménagés pour le personnel en souffrance et pour permettre
de garder un lien avec le travail.
Nous
avons lu attentivement votre courrier. Nous vous indiquons les
grandes lignes du programme politique du NPA concernant le handicap.
Douze
millions de personnes sont touchées par un handicap(moteur,
sensoriel, mental).Ce n’est donc pas une population marginale,
mais une partie importante de la société qui a des besoins et des
capacités.
Mais,
en France, ils sont mis à l’écart pour réduire les coûts pour
la société ou surexploités quand ils travaillent. Le maximum de
l’allocation aux adultes handicapés est fixé à 808,46 euros,
soit moins que le seuil de pauvreté, fixé à 840 ou 1 000 euros
selon la définition utilisée…
L’obligation
d’accès aux lieux publics fixée par la loi de 2005 a été
reculée, de trois, six
ou
neuf ans selon les cas.
C'est
pourquoi le NPA demande la mise en place de mesures d'urgences :
-
Le respect des quotas d’obligation d’emploi de 6 %, le maintien
dans l’emploi des salarié-e-s du secteur ordinaire se retrouvant
en invalidité.
-
Pas de salaire ou de revenu en dessous de 1 700 euros net.
-
Gratuité de tous les frais de santé et d’appareillage.
-
Droit effectif à l’éducation et à la scolarisation, avec les
structures et les accompagnant-e-s
(AVS),
titularisé-e-s, nécessaires. Remise en place de Rased.
-
Pour un service public d’aide à domicile géré au niveau des
communes.
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Pour un service public du logement comprenant des appartements
adaptés et des appartements thérapeutiques comme alternative aux
foyers de vie.
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pour un véritable service des transports publics gratuit accessible
à tous les handicaps,
Nous
demandons aussi la création d'une nouvelle branche de la sécurité
sociale pour couvrir
la
perte d’autonomie liée au handicap.
Nous
sommes pour l’égalité des droits, chaque personne quelque soit sa
situation de handicap ou non a le droit de participé à la vie de la
cité, d’avoir les mêmes loisirs que tout le monde et tout doit
être fait pour leur permettre de le faire dans de bonne conditions
en favorisant l’accessibilité des lieux où se déroulent de ses
activités.
Pour
nous, c’est aux personnes ayant un handicap ou bien leurs proches
de prendre leurs affaires en main en lien avec le personnel qui les
accompagne dans la vie quotidienne. Car ils sont les plus en même de
connaître ce dont ils ont besoin.
De
l’argent, il y a pour financer ses mesures, en s’attaquant à
l’évasion fiscale qui chaque année entraîne un manque à gagner
de 340 000 euros, en supprimant les subventions aux grands patronats
qui exploitent leurs salariés avec des risques d’accident de
travail accrus et une fois qu’il a lieu avec comme conséquence un
handicap, le patron s’en dédouane en refusant de trouver un poste
adapté à son salarié entraînant de facto son licenciement.
Ces mesures d’urgence ne pourront s’obtenir que par lutte .